Les Grampians sont une formation rocheuse que je pouvais apercevoir dans l’ombre de l’horizon depuis le vignoble. Malheureusement, à cause de fortes précipitations lors des derniers mois, une grande partie du parc national est fermée. Des glissements de terrain ont dévasté routes et sentiers.

Il me faudra parcourir quelques 150km pour arriver à Halls Gap. Autant dire que ce genre de distance c’est de la rigolade ici, et dire qu’en Belgique faire 50km ça se prévoit deux semaines à l’avance ! Halls Gap c’est la ville de référence pour visiter les Grampians. De là que partent beaucoup de mmarches autour de ces petites montagnes. De nouveau, à peu près la totalité des marches seront fermées.

Je me déciderai donc à faire le plus de marches possible. La première, n’ayant rien d’exceptionnel, me donnera enfin la possibilité de voir un vrai kangourou ! Et je serai servi car j’en apercevrai quelques dizaines : debouts, allongés, se grattant le dos, se relevant pour mieux me surveiller, …

Les deux autres marches m’emmèneront au sommet des deux pics du coin. Comptez une bonne heure trente d’ascension. La dénivelé n’est pas très importante entre 200 et 300 mètres pour le plus haut, mais la vue était absolument magique. Le sommet à l’état brut -entendez par là qu’il n’était pas adapté aux touristes- me laissera sans mot.

Petite frayeur sur la descente du deuxième sommet, non pas le serpent dont la queue sortait de dessous une pierre, mais mes pieds qui ont glissés ! Jouant au chamois en sautant de pierre en pierre, un mouvement m’a échappé. Me rattrapant aux seuls 2 mètres de barricade de tout le parcours, j’éviterai le pire. Une fois stabilisé, je constaterai que mon tibia est posé sur l’arête d’une roche. Sans mon bras droit la suite de la descente aurait été critique ! Je ferai plus attention pour la suite.

Repère temporel : 2 avril

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