C’est après avoir fait un petit tour rapide de l’équipement dont nous avions besoin, fait quelques emplettes et jeter un oeil sur la cartes que nous nous dirigeons vers Narawntapu National Park. Ce parc national se trouve au nord de la Tasmanie et pas très loin de Devonport. Etant donné que nous partons en début d’après-midi, c’est une bonne première étape.

A peine arrivés sur place qu’une de mes tongues me lache pour la deuxième fois. Je les avais pourtant recollées avec de la super glu, ça m’agace car je les ai payées une fortune à Sydney. Mes flip flops en main, nous nous acquittons de l’entrée du parc. Nous optons pour le pass Holyday, qui coute 60$ pour la voiture et nous donne accès à tous les parcs nationaux de Tasmanie.

Le wombat qui broutait tranquillement pas loin du centre d’information est toujours là à notre sortie, nous allons donc le voir afin de jouer avec nos cameras. On a tous pris l’habitude, en français, de dire caméra au lieu d’appareil photo. Autour du wombat, comme un imbécile, je veux me rapprocher trop près, du coup il s’enfuira vite fait bien fait dans les buissons pas loin de là…

Ce parc donne accès à Bakers Beach, et je n’ai aucune idée de ce qu’elle vaut, mais j’en ai entendu parler et donc elle sera un passage obligé. Au détour de quelques fourrés, des dunes, d’un lac, et de quelques walabis aperçus de loin, nous arrivons sur cette plage. Elle est immense et quasi déserte. Bien évidemment il n’y a pas grand monde, nous ne repérons que quelques mouvements à des centaines de mètres de là où nous sommes.

Dans notre marche vers Griffith Point, l’extrémité ouest de la plage, nous croiserons de la Wildlife, malheureusement inerte et sans vie dans le sable. D’abord un Blowfish, quelques méduses, des étoiles de mer et un pingouin…

Nous avons mal regardé le plan et devons donc retourner, à pied, au car park via la gravel road (route non goudronnée). Sur cette route sans fin nous penserons tous deux qu’il aurait été intelligent de prendre de l’eau avec nous car cela fait déjà quelques heures que nous marchons… le ciel est dégagé, mais heureusement il ne fait pas trop chaud.

Maintenant il faut trouver un endroit où dormir. Nous n’avons pas envie de payer pour le camping et nous dirigeons donc vers un camping sans facilités qui sera très certainement gratuit. Ici et là en Tasmanie on peut en trouver. Alors que je roule et que la nuit tombe, la faune se réveille. On en constate d’ailleurs les dégats tous les jours tant les routes sont parsemées d’animaux morts.

Tout commence avec les insectes s’éclatant sur mon pare-brise, ils sont si épais qu’en fermant les yeux je pourrais croire qu’il pleut. Ensuite, pour ma plus grande frayeur, un walabi déboule de nulle part et se jète sous la voiture ! Il a eu beaucoup de chance car je ne l’ai pas heurté, ma vitesse aurait été un poil plus lente ce walabi ne serait plus de ce monde. Ces animaux sont stupides, ils attendent que je sois à proximité pour traverser alors qu’ils sont tranquilles sur le coté.

Le lapin qui me fera le même coup n’a sans doute pas eu la même chance vu le son qu’il a dégagé lorsqu’il est passé sous ma voiture. Oui, c’est triste, en plus il était mignon… mais avec toute la meilleure volonté du monde, je n’aurais pas pu l’éviter.

La nuit est maintenant tombée et nous ratons la petite gravel road censée nous emmener au camping gratuit. Nous nous rabattons donc sur Tomahawk, un bled dans laquelle je parquerai la voiture sur un emplacement “No Camping”. Tous les deux dans la voiture, éclairés par un réverbère, nous dormirons très mal. Il fait tellement chaud que la condensation perle sur les vitres, et nous avons cru intelligent de laisser une fenêtre entre-ouverte pour aérer un peu… pensez bien que huit millions de moustiques nous ont attaqué cette nuit-là.

Photo 1 : Le wombat
Photo 2 : Le lac à l’emplacement appelé Bird Hiding
Photo 3 : Backers Beach
Photo 4 : La magnifique gravel road du retour

Repère temporel : 12 mars

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