A la réception du camping (ultra-désagréable quelque soit le membre du personnel sans doute recruté sur base de cet unique critère), on me conseille d’aller voir à l’usine de homard. Tant qu’à être bloqué quelque part, autant y travailler. J’ai un peu trop pris mon temps ce matin et déciderai donc d’aller jeter un oeil demain, d’autant plus que j’ai trouvé des backpackers pour m’emmener aux Pinnacles.

Emilien (facilement deviné français) et Jan me feront une place à l’avant de leur van. Nous partonss en cortège, suivant le “wicked van” de Laura et Theresa, une Londonnienne et une Allemande qu’ils revoyent régulièrement sur la route.

Nambung National Park et ses Pinnacles n’est rien d’autre qu’un rassemblement phallyque de milliers de formations rocheuses. Bien trop touristique à mon goût, j’aurais sans doute été ému d’une toute autre manière sans l’abondance des 4×4 et des indiens (pour une fois ce ne sont pas des japonais) prenant 853 photos de chacun d’entre eux. J’y passerai cependant un agréable moment. L’humour décallé d’Emilien et les photos stupides auxquelles je participe y seront pour beaucoup.

Mon après-midi “de libre” se passera à découvrir cette somptueuse ville qu’est Cervantes. Le camping abrite autant de têtes que le village en lui-même, 500 habitants parait-il. Je m’aventurerai seul, et à pattes, sur une gravel lroad interminablee jusqu’au lookout pas-si-mal. Continuerai ma route via la plage pour finir au camping où je cuisinerai mes vivres périssables.

Dans la modeste cuisine, je ferai la rencontre d’un Suisse-Allemand. Enfin, surtout de sa femme francophone, car lui, me fera comprendre, en allemand, qu’il ne comprend pas l’anglais. Ce couple de retraités venant du Nord fini son périple dans deux semaines, à Perth.

Ironie du sort, Sarah a oublié ses pompes dans ma caisse et serait prête à revenir sur Jurien Bay car le lift qu’elle a trouvé ne démarre que venredi. Mais je ne suis plus certain de vouloir être accompagné…

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