J’en ai marre d’être à Cervantes. Le camping se vide et je n’espère plus y faire de rencontres. En attendant le coup de fil du dépanneur, je planifie l’hypothétique suite de mon voyage à travers les nombreuses brochures de madame Lancelin. Finalement, je l’appelle. Il n’est pas certain de pouvoir venir aujourd’hui et me rappellera plus tard. Pour me faire bénéficier de ce bon prix, il faut qu’il soit sur le retour d’une autre mission, mais d’après ce que je comprends il n’en a pas d’autres de prévues.

Muni de mon canif suisse et d’un fond de superglu, je répare quelques bricoles dans ma voiture. C’est au moment où je m’apprête à entreprendre de placer le FM transmitter de mon iPod plus esthétiquement que mon téléphone sonne. C’est John, le dépanneur. Il sera là dans une demi-heure. Je remballe ma tente juste à temps pour qu’il arrive.

En moins d’une heure, je me retrouve devant Greg à qui je donne l’accord de réparer la voiture. Je fais un saut dans l’ocean indien. Plante ma tente et that’s it. Vivement demain !

Photo : Cervantes

Let him be

Repère temporel : 2 mai

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