Je n’ai pas le temps de faire demi-tour qu’il avait disparu. Le long de la route se trouvait un lézard d’un bon mètre. J’ai sauté sur mes freins trop tard car à mon retour ce géant jaune s’était enfui dans le bush.

Un fou rire. C’est bien la première fois que ça m’arrive en conduisant seul dans le désert. Un minuscule lézard s’est mis en tête de traverser avant mon bolide lancé à 110km/h. Debout sur ses deux pattes arrières, il est passé à la vitesse de l’éclair. Tel un cartoon, je pouvais voir ses bras élancés derrière lui et entendre un “aaaaaahh” de peur et d’adrénaline.

A côté du camping où je passerai la nuit dans le parc national de Karijini se trouve la première gorge. Il ne me faudra pas plus de deux heures pour l’explorer et m’y baigner. C’est devant une petite cascade que je choisirai d’enfiler mon maillot. L’eau est bien moins chaude qu’à Exmouth, mais après quelques jours sans douche, c’est extrêmement agréable.

Le jour suivant c’est au bout des 43km de route poussiéreuse que je visiterai la deuxième gorge. Et c’est ici que le parc devient réellement intéressant.

Me résigner à garder mes chaussures sèches.
Escalader la roche pour éviter les profondeurs.
Avancer en prenant appui sur les parois sur Spider Walk.
Me baigner dans une eau glaciale.
Admirer le soleil se frayer un chemin dans la gorge étroite.

C’était beaucoup trop court !

Photo d’illustration : Ce n’est pas moi, l’ombre, sur la droite, c’est la roche

Repère temporel : 27 et 28 mai

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