Il est presque 7h, je mange une pomme dans le lobby avant d’aller attendre notre pick up devant l’entrée. Je n’ai pas le temps de finir que déjà un coup de téléphone me signale qu’on m’attend à l’extérieur ! Ils sont en avance, quelle surprise ! Notre guide, une femme dans la quarantaine, a plus d’énergie qu’une école maternelle à l’heure de la récréation. Elle agit sur moi comme un deuxième réveil !

Nous allons chercher les différents autres passagers aux quatre coins de Melbourne. Ce n’est que lors de ce trajet que je remarquerai une subtilité de la circulation routière, à certains carrefours, il faut se placer sur la gauche pour tourner à droite. Je vous rappelle que le sens de conduite est à l’inverse de l’européen, et donc se placer à un extrème pour aller à l’autre, c’est assez particulier. Il parait que c’est pour ne pas perturber les trams, je comprends pas très bien, mais soit.

Les autres passages ont tous des profils différents. Il y a moi et Hadrien, moi backpacker, lui étudiant en vacances. Il y a deux autres jeunes en vacances, dont un qui travaille de temps en temps pour rester 4 mois. Il y a un riche couple d’indiens et leur ami. Un jeune couple de français asocial comme il se doit. Un couple bruyant de je ne sais pas où ayant trop d’énergie et peu de respect. Une jeune étudiante timide voyageant seule. Deux copines pin-up qui ont manqué de venir en talons aiguille. Le riche couple de japonais où la femme était considérée comme la princesse de l’univers. Et pour finir deux jeunes femmes sur lesquelles, je m’en excuse, je n’ai rien à dire. Nous sommes 18 (vous pouvez recompter si ça vous amuse ahah).

A 8h nous nous mettons en route pour la Great Ocean Road. Notre guide bien sympathique ne manquera pas, tout le long du trajet, de nous envoyer plein d’énergie et d’information à la figure. Je ne retiendrai évidemment pas tout, mais au moins je ne manquerai pas quelques explications intéressantes comme Hadrien qui sombrera plusieurs fois dans un sommeil lui rompant le cou.

Bleu, bleu, bleu et bleu. C’est la couleur de la journée. Du dégradé du ciel tirant entre le bleu ciel (huhu) et le bleu pastel. Le bleu de l’océan. Le bleu turquoise de l’eau “shallow”. Le bleu fumé à travers les vitres teintées. Une quantité magnifique et infinie de bleus.

La Great Ocean Road est longue de près de 300km. Elle a été construite par des soldats après la première guerre mondiale, il y avait un manque certain de boulot et ceci faisait partie des nombreux projets mis en place par l’état afin de pallier à cette situation. C’est un endroit sensible, chaque année, aux incendies. Un petit malin a fait construire sa maison en hauteur au dessus d’une plate-forme métallique. Il en a eu marre que sa maison soit brulée trois fois de suite, il a eu raison car lors du dernier incendie ravageur, seule sa maison a été épargnée ! Il l’a finalement vendue pour 3 millions et demi de dollars, il a vue sur l’océan, mais n’a qu’une chambre à coucher, nice deal !

Les plages de la Great Ocean Road sont connues pour le surf, nous en observerons certains, mais je n’ai pas encore eu la chance d’en voir faire des superbes pirouettes sur les vagues. Je devrais me renseigner pour savoir où ont lieu les concours ! Lorsqu’il n’y a pas de plages, il y a des rochers, mais il y a toujours un peu en retrait une gigantesque falaise qui rend les choses bien plus jolies. Le soleil faisant ressortir la couleur sable des falaises contrastée par le bleu de l’océan et le doux son du roulement des vagues m’hypnotisent.

Vous vous souvenez, j’ai parlé des petits pingouins. Ces petits pingouins qu’on appelle Little Penguins (original) se cache dans les fourrés ou les rochers de la plage pendant la journée. Ils parcourent le sable deux fois par jour et si on vient au coucher ou lever du soleil, on en verra des centaines courir se cacher ou plonger dans l’eau. Ceci étant dit, je ne suis plus certain qu’ils se cachent la journée ou la nuit. Je n’en ai pas vu.

Avant de nous rendre dans le pourcent de forêt tropicale qu’il reste en Australie, nous nous sommes arrêté à un Koala Spot. Les koalas vivent dans les eucapyptus, mais pas n’importe lesquels, chaque espèce de koala a ses préférences en matière d’eucalyptus. On ne pourra pas décider de les placer dans un autre environnement, ils se laisseraient mourir de faim. Ces boules de poil dorrment au total 22h par jour, ils ne se réveillent que de temps en temps pour se shooter avec les feuilles des arbres qui les rendent à moitié stone pour le reste de la journée. Les feuilles d’eucalyptus sont composées de 60% d’huile ce qui est un poison pour l’homme, c’est aussi la raison pour laquelle ils sont très inflammables. Chaque koala a son propre arbre, et se trouve souvent à sa cime car c’est là que les feuilles sont les meilleures, il faut bien ouvrir les yeux car ils ne sont pas si faciles à repérer. Néanmoins, ils n’ont pas trop de soucis à se faire car ils n’ont pas de prédateurs naturels. C’est un soucis pour ces pauvres eucalyptus, à tel point que le gouvernement australien a du faire stériliser des koalas pour réguler leur population.

Ah oui, il ne faut pas essayer les chouchouter, c’est tout mignon mais ça a des grosses griffes. Et pour peu que ça se réveille, il est possible qu’il ne soit pas content et vous balance une giffle dont votre joue pourrait avoir le souvenir pour longtemps. J’ai eu de la chance, j’en ai vu trois. Dont deux n’étaient pas endormis !

La rainforest dans laquelle nous nous arrêterons ne me surprend pas beaucoup. J’imagine que celle-ci, parcourue par des centaines de touristes chaque jour, n’est plus très authentique. J’ai admiré la hauteur des ces arbres dont le tour est tellement immense que même trois personnes n’arriveraient pas à le tenir dans leurs bras. Le soleil perce par endroit ce qui fait reluire les feuilles à la cime des arbres. Il y a de la mousse sur les branches et quelques palmiers. Il nous prendra un petit quart d’heure pour faire le tour, nous sommes d’ailleurs les derniers à rentrer dans le car, déjà le moteur tourne et le guide nous attend impatiemment.

La route comporte tous les 50 mètres un panneau d’indication de vitesse différent du précédent. C’est tellement sinueux que les vitesses recommandées changent à chaque tournant. Une multitude de panneau me rappeleront que les voitures roulent à gauche et non pas à droite comme en Europe, le guide nous rassurera en nous expliquant que c’est le seul endroit en Australie où il existe de tels panneaux, affluence touristique oblige.

L’attraction la plus populaire de la Great Ocean Road est très certainement les 12 apôtres. Détail amusant, il n’y en a “plus” que 7 (et demi). Ils sont constitués d’une matière friable faite de sable et autres ce qui le rend très sensible à l’érosion. Bon, ils ne vont pas s’effondrer dans deux mois, mais les vents de la région étant forts, ils s’usent, c’est indéniable. Pas d’inquiétudes pour les petits-enfants, chaque année l’Australie se déplace vers l’équateur de 2cm à 8cm (selon les sources), ce qui provoque donc craquements et donc de nouveaux apôtres. C’est pas beau la vie ?

Oh tiens, les 12 apôtres, c’est en réalité le deuxième nom donné à cet endroit. Je ne peux pas me souvenir du nom qu’il avait avant, mais ce que je sais c’est que la seule raison pour laquelle on l’a changé c’est parce que c’était plus vendeur. Ridicule hein ! En tous cas ça a fonctionné car il y a vraiment un paquet de touristes là-bas. Mais notre guide n’est pas idiote, elle ira d’abord voir les autres attractions avant de revenir sur nos pas pour voir les 12 apôtres, de cette manière nous évitons les nombreux cars remplis de japonais et de leurs apareils photos.

Je n’ai pas de mots pour détailler à quel point cet endroit est magnifique. J’espère que les photos parleront d’elles-même, mais j’ai des doutes, il faut aller sur place pour admirer tout ça. Le must maintenant serait de refaire le tour dans l’autre sens, en venant d’Adelaide, afin d’avoir le soleil de l’autre côté, mes photos des 12 apotres sont surexposées ! Je ne me plaindrai pas, j’aurais pu compter les nuages tellement il n’y en a pas eu !

Je suis assez content d’avoir payé les 120$ pour faire ce tour avec Bunyip, c’est pas le meilleur marché mais je n’ai pas eu à me plaindre. Je déplorerais seulement que le petit-dèj et le repas du soir n’étaient pas compris, mais aller, je vais pas faire mon vieux con, c’était très bien. Je ne regrette pas de ne pas avoir fait la Great Ocean Road par moi-même car certains endroits sont magnifiques, mais on y passe pas une journée. Si un jour j’ai une voiture, j’hésiterai à repasser par là. Mais il est évident que la revoir ne me fera QUE plaisir !

Definitly a must see !

Photo 1 : La plage de Bells Beach (Torquay)
Photo 2 : Plage de Torne
Photo 3 : Un koala
Photo 4 : Depuis la rainforest
Photo 5 : Le long de la Great Ocean Road
Photo 6 : Le London Bridge (Et oui, un côté s’est écroulé)
Photo 7 : Un belge en Australie (Loch Ard Gorge)
Photo 8 : Aperçu du Baker Oven à Loch Ard Gorge
Photo 9 : Loch Ard Gorge (autre point de vue)
Photo 10 : Certains des Twelve Apostles
Photo 11 : Les deux premiers des Twelve Apostles

PS : Je suis conscient de pas toujours être un bon cadreur, mais si vous n’êtes pas contents vous n’avez qu’à venir faire les photos à ma placeuhhh !

Astalavista

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