Deux semaines. C’est le temps que je me donne pour trouver un job. Mais pas n’importe lequel. J’ai décidé de tenter d’utiliser mes compétences et d’avoir un boulot intéressant pour quelques mois. Etre un Web Developer à Perth pourrait être une expérience très enrichissante tant niveau professionnel qu’humain. Et même si certains me voient au pays des Bisounours… qui ne tente rien n’a rien !

Rencontrer Jim a été une bonne chose pour ma recherche d’emploi. Lors de mon premier passage chez lui il m’a renseigné un site Internet très prometteur. Armé d’une connexion de 24h à prix d’or au backpack, j’ai commencé à envoyer mes candidatures spontanées et CV sur seek.com. Je n’avais pas encore fini qu’une entreprise m’invitait à prendre contact avec eux.

Parler anglais au téléphone c’est pas ma tasse de thé, mais il semblerait que je n’ai guère le choix. Après m’avoir questionné sur mes intentions et mes compétences, il veut vérifier la qualité et rapidité de mon travail. Le lendemain matin, je devrai réaliser un site pour lui et le mettre en ligne. Il me faudra quelques trois heures pour assembler les éléments graphiques très moches que composent ce site de pompiers. Nous nous recontrerons quelques jours plus tard, il m’offre le poste pour une période de 6 mois avec un salaire de 40.000$ sur base annuelle… Je lui donnerai ma réponse dans les deux jours qui suivent.

Entre temps, j’ai une autre interview à Fremantle. J’ai un excellent feeling avec cette entreprise et sors très confiant de l’entretien. Après des jours d’attente interminable, Tony me recontacte et m’explique la situation. Il veut m’engager, mais ne peut pas car mon visa n’est pas permanent, cependant il va peut-être gagner un projet dans un futur proche et m’engagerait pour le réaliser.

Malgré l’incertitude d’obtenir le job de Tony, je décide de refuser l’offre que m’a faite la première entreprise. Je n’ai pas un bon feeling, le salaire est à peine plus élevé que celui que j’avais en Tasmanie et ma personne de contact m’avait déjà mis sous stress alors que nous ne travaillons pas encore ensemble. Toutes ces conditions réunies dans un engagement de plusieurs mois ne me conviennent pas.

Une de mes candidatures spontanées a porté ses fruits. Troisième interview. Cette entreprise a aussi l’air très intéressante même si le feeling n’est pas aussi bon. Le niveau du developpeur qui me questionne à l’interview est beaucoup plus haut qu’à l’habitude. Mes lacunes en Drupal se font très vite sentir aussi car je n’ai aucune expérience dans ce domaine et c’est le seul outil qu’ils utilisent. Ils décideront d’engager un permanent plus compétent dans le domaine.

La deuxième semaine arrive à sa fin. Je n’ai toujours rien de concret et attendre la réponse de Fremantle serait probablement une erreur. Je m’accorde quelques jours de plus pour m’inscrire dans les agences intérims spécialisées dans l’IT, sans savoir pourquoi je les avais ignorées avant. J’aurai une interview avec une d’entre elles, on m’apprendra que cela sera difficile de me faire engager sur du moyen terme. Même si j’ai découvert que je pourrais être engagé pour un total de 10 mois, il est peu probable que cela intéresse une entreprise locale. Un contrat temporaire de trois mois est plus à envisager. Quant au salaire, viser plus haut que 55.000$ à l’année serait rêver.

Finalement, j’ai une autre interview, mais cette fois pour une entreprise qui n’est pas spécialisée dans le web mais qui a besoin de développeurs pour travailler sur leur site de commerce électronique. Mes pieds de plomb m’accompagnent dans mon heure de bus jusqu’à Malaga. Devant Caren et Simon, le mauvais feeling que j’avais se transforme rapidement. Mes tâches seraient très intéressantes et variées malgré que tout ne tournerait qu’autour d’un seul site. Je montre un enthousiasme certain et cela a du jouer son rôle.

Dans l’heure, ils me recontactaient.
Et en rentrant chez moi -après 3h de bus car je me suis perdu, totalement perdu, si, si, vraiment perdu- je découvre un mail de Fremantle…

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