Elles vont me rendre fou ! Au moment où j’écris ces lignes, assis dans ma chaise de camping, sous un soleil magnifique accompagné d’une fine brise, 25 mouches tournent autour de moi.

Les mouches en Australie sont tenaces, petites et font partout : nez, oreilles, yeux, lèvres, … un mouvement de main n’effrayera que certaines. D’autres attendront de voir mes doigts en très gros plan avant de dégager.

Dégager c’est un bien grand mot, et je m’estimerai content quand j’aurai 10 secondes de paix. Je ne tiens plus, je vais me jeter dans l’eau ! [un peu plus tard...] Ces salopes m’ont attendu !

La température est idéale, chaude à tel point que j’ai le sentiment que je n’arriverai pas à refroidir les bières plongées au fond de l’eau. A Shark Bay, l’eau est peu profonde sur des dizaines de mètres. [trop de mouches... je m'évade !]

Sur ces entrefaites, je m’échappe vers Eagle Bluff. Espérant semer ces maudites créatures. Tu parles ! A croire qu’elles m’ont suivi. Soit…

A Eagle Bluff on constate encore plus qu’ailleurs la transparence de l’eau. Des taches plus ombres forment des nuances de couleur assez incroyables. De plus, avec de la chance on peut observer des requins, raies ou des tortues se balader dans la baie.

Camper ici, face à la baie, absolument seul, sera le highlight de ma journée. En effet, le Ocean Park que je me suis offert, car je n’ai pas le 4×4 requis pour le François Peron National Park, n’était pas un aquarium, mais quelques bassins. Le guide décrivait les quelques poissons à la vitesse d’un enquêteur téléphonique. Le “shark feeding” n’était pas exceptionnel non plus.

Et tandis que j’attends le coucher de soleil, ma voiture se transofrme en cimetierre pour mouche, ce qui, soyons clair, n’affecte en rien la population qui y réside !

Le vent est chaud. Le fin sourire de la lune dessine mon ombre dans mon dos. Au loin la foudre éclaire les nuages d’un rose inquiétant. Il est 19h30 à Eagle Bluff.

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