Mon car me lache en plein Hobart, mais merci à Lonely Planet, je connais le chemin jusqu’à mon auberge. Située en dehors du centre, il me faudra une petite demi-heure pour y arriver. Cette auberge semble immense, et a un look d’hôpital. Pas très chaleureuse à première vue, chaque personne qui passera devant moi, affalé sur le sofa devant la réception vide, me saluera.

La gérante arrive une demi-heure en retard (la réception devait ouvrir à 16h) accompagnée d’une personne qui avait pris le même car que moi. Et oui, en s’arrangeant on peut avoir un lift entre l’auberge et le terminal des Redline Bus, mais je n’en savais rien. Très sympathique, Ane, nous explique comment fonctionne l’auberge. Elle est contente que je sois arrivé parce qu’elle essayait de me garder un lit de libre depuis que j’ai passé ma réservation il y a une semaine.

D’ailleurs, il y a quelques personnes au courant de mon arrivée. La réceptionniste avec laquelle j’avais parlé au téléphone avait déjà communiqué à un ou l’autre que j’arrivais. Ensuite, François, un backpacker rencontré à Melbourne avec lequel j’ai gardé contact se trouve être dans la même auberge et je l’ai informé de ma venue. Il a lui aussi relayé l’information.

L’ambiance ici est très familiale, et cela s’explique sans doute par le fait que les personnes présentes restent ici plus longtemps que dans un backpack traditionnel. Cette auberge aide les voyageurs à trouver du boulot à condition que l’on s’y loge bien évidemment. La saison n’a pas encore réellement débuté mais beaucoup ont déjà trouvé du travail.

  • Il y a le “weeding”, ramasser les mauvaises herbes.
  • Les “potatoes” comment on dit, ramasser les pommes de terre.
  • Les “lettuces”, ramasser les laitues.
  • Le “apple thinning”, soit éjecter les petites pommes des arbres afin de laisser place aux plus grandes.
  • Et enfin les cerises, mais cela n’a pas encore commencé.

J’espère, ainsi que beaucoup d’autres, trouver du taf dans les cerises car ça paie apparemment très bien. D’ailleurs, selon les fermes, il y deux méthodes paiement, au rendement ou à l’heure. L’un et l’autre ayant ses avantages. Le salaire à l’heure tourne en moyenne autour de 18$ brut, ce qui revient à 16$ net pour un backpacker (nous sommes très peu taxés). Ce qui fait grosso modo 12€ de l’heure. Elle est pas belle la vie ? C’est certainement un beau salaire, meilleur qu’en Belgique, mais souvenez-vous que tout est plus cher ici.

Je n’ai pas d’indication concernant le prix au rendement, ça dépend de la ferme, du fruit/légume et de la quantité. J’ai toutefois entendu dire que les cerises pouvaient rapporter 200$ la journée, voir plus. Et que l’ail rapportait 900$ par semaine, mais ça c’est pas en Tasmanie.

Tasman Backacker

Into the wild

Repère temporel : arrivée le 20 décembre 2010

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