En soi, nous ne sommes séparés de Perth que d’un peu plus de 2000km. Mais nous avons décidé de faire quelques détours pour voir des belles choses. Notre premier arrêt, sans compter le supermarché pour les vivres et l’eau, sera Port Augusta où nous enquêterons sur les choses à faire/à voir dans le coin. On nous conseille de nous rendre vers Port Lincoln. Nous n’aurons plus le temps de nous y rendre aujourd’hui et quêtons un espace camping gratuit. N’en trouvant pas avant la tombée de la nuit, nous planterons notre tente sur une plage. Des bicoques de pêcheurs comme voisins, prenant le risque d’être réveillé par l’autorité, nous nous endormons au son des vagues et du vent agité.

J’ai passé une meilleure nuit que les autres, et pourtant je n’ai pas bien dormi. J’avais juste prévu un sac de couchage plus chaud qu’eux. Il faut dire que la pluie n’a pas aidé à notre sommeil à moi et Melissa. Partageant la même tente de très mauvaise facture, un brin de pluie pèrce très vite le tissu “perméable”. Il faut alors arriver à dormir dans cette tente, soi-disant pour 3 personnes, dans laquelle il est impossible de s’allonger de tout mon long sous peine de rentrer en contact avec les parois trempées.

Sans l’envie de rester sur place, nous reprenons la route sans autre stops que celui de remplir le jerry can d’eau potable à Port Lincoln. L’eau est fournie gratuitement par le centre d’information pour les visiteurs, vachement pratique. Une chance aussi qu’une des employées soit une adepte du camping car elle nous indiquera son spot préféré où nous pourrons dormir gratuitement, et légalement.

Une nuit au bord de la mer, pour ne pas changer, avant d’arriver à Ceduna. La dernière ville avant de prendre la route du Nullarbor. A partir de Ceduna il y a 1200km à parcourir avant Norseman, la ville la plus proche dans cette direction. Le reste n’étant que du bitume et des roadhouse tous les 200km. Le long de ce désert, l’essence coute un prix d’or. Montant jusqu’à 1,99$ le litre contre 1,35$ en ville. Il ne s’agit pas non plus d’avoir une panne sur la route, quoi que… nous nous sommes arrêtés deux minutes pour prendre une photo, il n’aura pas fallu plus longtemps pour qu’un véhicule s’arrête et nous demande si tout va bien.

Le Nullarbor (prononcez “nelabore”), du latin “pas d’arbres”, est plat, constitué uniquement de petits buissons. Le nom original aborigène quant à lui signifie “sans eau”. Etrangement, nous faisons partir des rares à témoigner qu’il pleut de temps à autre à cet endroit, le jour et/ou la nuit ! J’y apprécierai particulièrement la nuit. Sorti de la tente pour arroser un buisson, j’admirerai un ciel comme je ne l’ai jamais vu. Etoilé à souhait, illuminé par la voie lactée, baignant dans un calme absolu.

Pas de grands highlights sur la route. Je ne retiendrai que :

  • Les falaises magnifiques
  • Les Road Trains, camions de 2 à 3 remorques, impressionnants à dépasser
  • Le nuage de sauterelles que nous avons traversé
  • Le camping autorisé sur les aires d’autoroute
  • La ligne droite de 146,6km pas plus impressionnante que les autres
  • Le paysage aride, mais pas désertique
  • Le silence infini pendant la nuit

Photo 1 : Port Lincoln
Photo 2 : Le Nullarbor Road House
Photo 3 : Les falaises le long du Nullarbor
Photo 4 : Un Road Train
Photo 5 : En route

Repère temporel : du 11 avril au 15 avril

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