Grand départ de Jurien Bay et pas mécontent ! Un peu la boule au ventre quant à savoir ce que va donner ma voiture. Je me mets en route pour Geraldton où je verrai quoi faire. J’y tâterai la ville et aviserai d’y rester ou pas.

Cette halte, aussi brève fut-elle, est importante car c’est la dernière “ville” avant looongtemps. Broome qui se trouve à 2000km n’a pas la moitié de sa population. J’y fais les courses et le plein, profitant des derniers achats bons marchés. Le centre d’information n’est pas en mesure de m’indiquer des campings gratuits autres que les aires de repos. Pas très tentant, je me dirige vers la “petite tente” à 50km d’après mon atlas. Il est encore tôt, je pourrai aviser si il n’y a rien ou si c’est payant.

Seul et maintenant particulièrement sensible aux personnes sur le bord de la route, je saute sur mes freins dès que j’aperçois le pouce de ce hitckhiker. C’est quand j’ai constaté qu’il n’avait probablement pas utilisé de machine à laver depuis un certain temps que je me suis demandé si c’était une bonne idée…

Cet homme, d’une 40aine d’années, émanant une effluve digne d’un sportif après d’intenses efforts, n’a plus de permis de conduire. Et n’aura bientôt plus d’ivoire dans la bouche non plus. Nous papoterons une 20aine de kilomètres, le temps de rejoindre une route où il a planqué sa voiture. “Rouler sur la highway sans permis, ça vaut pas le coup ! Non seulement on confisque ta voiture pour 28 jours, et après tu dois encore payer l’amende et la fourrière !”

Le camping de Coronation Beach existe bel et bien, n’est pas trop mal et a quelques spots de libres. C’est le genre de camping où le paiement se fait de soi-même. Des enveloppes disposées à l’entrée seront remplies de la somme requise avant d’être placées dans une boite scellée. Le prix est de 15$ ! Excessif pour l’endroit, je tenterai de partir de bonne heure et d’éviter de payer.

Repère temporel : 5 mai

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