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Category: Vie pratique


Lorsque vous voyagez en Australie, il vous est régulièrement demandé de présenter votre Passeport. Autant le laisser dans une la chambre de mon auberge ne me plait pas, autant le trimbaler dans ma poche lors de sorties arrosées ne me tentait guère plus.

La solution : la “Proof of Age Card”. Dans bon nombre de cas mineurs, comme entrer dans un bar, elle remplace le passeport.

En Western Australia, cette carte au format d’une carte bancaire s’obtient au Department of Transport. Munissez-vous de 25$, de votre passeport et d’une deuxième preuve d’identité (carte bancaire par exemple) et une semaine plus tard vous recevrez ladite carte par la poste.

A la différence des démarches administratives au pays, la photo d’identité a été prise sur place et en une demi-heure j’étais sorti.

Vous l’aurez sans doute déjà entendu, ou compris en lisant mes articles, ici la vie est chère. En faisant la rapport des choses à l’Euro, on sera vite surpris du prix d’un pain, d’une canette ou d’une pomme. Les éléments les plus basiques peuvent atteindre des prix fous. Cette année, c’est le cas des bananes qui atteignent plus de 13$/kg (10€).

Depuis mon arrivée, je tiens des comptes précis de mes dépenses, ceci en prévision de cet article. J’ai suivi toutes mes dépenses à l’exception de la nourriture quotidienne (hormis les fast foods, restos que je considère comme extras). Maintenant que je suis posé pour plusieurs mois à Perth et que mon train de vie n’a plus rien avoir avec celui d’un backpacker, je ne suis plus mes dépenses. Il est donc grand temps de vous donner une idée du coût de ma vie au cours de ces huit premiers mois.

Le budget du backpacker

Le logement

3.595 AUD

Certainement ce qui coute le plus. Le prix moyen d’une nuit en auberge est de 24$ selon le lieu et la durée de votre séjour. Les campings (non gratuits) coutent de quelques dollars à plusieurs dizaines ce qui ne rend pas toujours cette solution plus avantageuse si vous voyagez seul. Sur une période de huit mois, j’ai passé près de 150 nuits en auberges et campings.


Le transport

833 AUD

Avant d’acheter ma voiture, j’avais recours aux transports publiques. L’Australie c’est grand, et si vous souhaitez sauter d’un bout à l’autre, la solution la plus économique sera l’avion. Il arrive même que cela soit plus avantageux que le car pour les petits trajets. Faire du stop et trouver des lifts est évidemment encore mieux.


La voiture

3.962 AUD

Certainement très onéreux, cette achat vous donne la liberté d’aller où vous voulez, et d’y rester autant de temps que vous le voulez (contrairement aux locations). Attention aux pannes, frais inattendus et au coût de l’essence. Achetée 1.600$, ma voiture m’a coûté près de 1.000$ de réparation et 1.350$ d’essence (2.200$ partagés). Je m’en suis séparé pour 800$, ce qui couvre à peine le prix de la Rego (540$). J’ai parcouru 14.000km.


Le tourisme

978 AUD

Je n’ai fait que 3 excursions organisées mais cela représente 80% de cette rubrique. Le reste n’étant principalement que le prix d’entrée des parcs nationaux. Les “tours” coûtent de 100$ à plusieurs milliers selon ce que vous choisissez. Si vous n’avez pas vos propres roues, vous serez contraints de payer le prix.


 

Vie pratique

965 AUD

Du dentifrice aux vêtements de travail en passant par Internet et votre crédit téléphonique, tous les frais quotidiens auxquels vous devrez faire face mais qui ne rentrent dans aucune rubrique particulière.


Les extras

1.167 AUD

Rester huit mois sans faire d’entorse au règlement, pas trop pour moi. Les sorties, l’alcool, les restos ou les fast foods, et tout ce qui aurait pu ne pas être dépensé.


Total

11.500 AUD

Soit approximativement 48$ par jour. Rajoutez 10$ par jour pour vous nourrir (en étant sage).

Conclusion

La vie est chère, mais le salaire que vous gagnerez l’est d’autant plus. Si vous obtenez un boulot stable et faites vos 40h par semaine, vous serez généralement en mesure d’économiser 400$ par semaine en vous serrant un peu la ceinture. Le travail au rendement est beaucoup plus difficile, parfois très rentable, parfois pas du tout. J’ai gagné 6.075$ en travaillant 10 semaines en usine.

Si comme moi, vous venez avec un petit matelas d’euro, vous aurez peut-être la chance de ne travailler que 10 semaines sur une période de 8 mois. Attention tout de même qu’à la fin il ne me restait plus grand chose !

Parait-il que c’est un bon plan d’acheter sa voiture en Tasmanie. Je n’espère acheter qu’une seule voiture ici et donc ne pourrai pas être très critique mais voici les informations que j’ai à partager.

Avant tout il faut comprendre une première chose, la rego ou registration. Le numéro de rego d’une voiture est sa plaque d’immatriculation. La rego comprend différentes taxes et une assurance. L’assurance couvrira les dommages que vous pourriez causer à autrui, mais pas ceux causés à vous-même. En gros c’est l’assurance minimum qu’il faut absolument avoir pour éviter de prendre de très gros risques, c’est plutôt cool de ne pas avoir à s’en soucier vu que la rego la prend en compte.

Lorsque vous achetez une voiture, il faut transférer la rego à votre nom. C’est très très simple, mais il y a quelques détails à connaitre.

- Vérifiez que la voiture n’a pas des dettes, n’est pas volée ou autre. Entrez le numéro de rego sur ce site
- Le document de transfert habituel se trouve au dos du document actuel concernant la rego. Handy !
- Vous avez 14 jours pour transférer la rego en vous rendant personnellement au bureau des transport de l’état (Service Tasmania à Devonport)
- Vous devez être un résident tasmanien pour transférer la rego à votre nom. Cela n’implique pas de dire que vous habitez à telle adresse, il faut le prouver. Dans mon cas mon backpack m’a donné un document attestant que j’étais un résident permanent. Il parait qu’on peut aussi changer son adresse à la banque et demander à l’agence d’imprimer un “statement” sur lequel figurera votre adresse en Tasmanie.
- Le transfert coute de l’argent. Approximativement 3% du montant du véhicule plus quelques dizaines de dollars de frais. Le montant du véhicule est indiqué sur le document de transfert, arrangez-vous avec le vendeur pour qu’il indique un prix plus bas, cela ne change rien pour personne.

Maintenant que la voiture est à votre nom, vous devrez faire attention à d’autres détails.

- Pour renouveller la rego vous devez être en Tasmanie. Quoi que vous pouvez payer par Internet, mais le hic c’est que le code de paiement à indiquer sur le net est envoyé par voie postale à votre adresse en Tasmanie, pas pratique si vous être sur le Mainland… pensez-y.
- Ok, vous êtes un petit malin et vous connaissez quelqu’un qui a ouvert votre courrier et vous a donné le code… vous avez pensé que l’étiquette à coller sur votre pare-brise est envoyée par la poste ?
- Vous pouvez bien sûr renouveler directement en personne dans les bureaux du transport, plus pratique encore.
- La rego coute approximativement 540$ pour un an, ou 280$ pour 6 mois, cet état n’est pas le meilleur marché.
- Lorsque vous voudrez vendre votre voiture, pensez au fait que l’acheteur doit habiter en Tasmanie et doit présenter le document dans les 14 jours. Difficile de passer ça dans une négociation commerciale.
- Vous pouvez peut-être aussi ne pas renouveler votre rego et immatriculer votre voiture dans un autre état avant l’expiration. Le hic c’est que vous aurez à passer un Safety Check qui n’est absolument pas obligatoire en Tassie, et aurez sans doute des frais supplémentaires à payer pour avoir vos plaques etc…
- Dernier détail, si vous restez plus de 3 mois dans un autre état, vous êtes sensé immatriculer votre voiture là-bas. Ok, personne ne le fait, mais il vaut mieux le savoir.

En gros, pour la rego c’est pas le meilleur état (Western Australia l’étant), surtout quand vous désirerez vendre votre véhicule ou si vous décidez de rester plus d’un an en Australie en ne comptez pas redescendre en Tasmanie.

Vehicule Registration Status Enquiry

Vous avez trouvé un job ! Félicitations ! C’est le moment de suer et de se faire des pépettes. Mais avant ça il faut remettre à votre employeur le “Tax File Number Declaration Form”. C’est pas bien compliqué, mais il y a quelques petits détails à connaitre.

Vous n’avez pas encore votre TFN ?

Dans ce cas, une des cases au début du document permet d’indiquer que vous attendez de le recevoir. Votre employeur vous payera comme il se doit pendant 28 jours, mais ensuite vous serez taxé au maximum (46.5%). Il faut donc mieux avoir votre TFN au préalable, ou le fournir dès que vous le recevez.

Suis-je resident ou non-resident ?

C’est un sujet épineux et personne n’est vraiment d’accord mais si on suit ce qui est indiqué sur le document indiquant votre TFN, vous êtes “non-resident”. Attendez ! Ne partez pas trop vite cocher la case “No, I’m not resident for tax purposes”, c’est l’erreur que j’ai commise et qu’il ne faut surtout pas faire. Même si vous êtes sensé indiquer que vous êtes non-resident, il ne faut pas le faire. Pourquoi ? Parce que les taxes prélevées seront excessivement plus hautes que dans le cas inverse.

Excessivement ça veut dire que vous passez de 13% à 29%… et sur une paie, ça fait une méchante différence ! Parait-il que c’est pas légal de faire ça, mais comme tout le monde le fait, j’ai suivi. L’Australie est suffisamment bien organisée pour avoir un moyen de contrôle là-dessus, on dira donc que c’est pas permis mais toléré.

J’ai entendu dire que le taux de taxation dépendant du domaine dans lequel vous travaillez, lors de cette expérience j’étais employé pour la récolte. Peut-être que si j’avais été barmaid la taxation n’aurait pas changé. Information à compléter.

A titre de partage, voici un résumé de ce que j’ai pu obtenir comme information concernant les Harvest Jobs en Tasmanie. Ce qui s’applique certainement à l’ensemble du continent.

Travailler dans les fermes n’est pas aussi simple qu’il y parait. Ce que peu de personnes disent quand on lit les forums ou se renseigne, c’est que les fermes ne fournissent pas de logement. Et tout aussi important, elles ne fournissent pas plus le transport. Autant dire que ce n’est pas aisé… Il existe bien évidemment des exceptions à la règle, mais la quantité impressionnante de personnes cherchant du travail met à mal ceux qui n’ont pas les pré-requis.

Une autre chose aussi sont les listes. Il n’est pas rare que les fermes prennent, plusieurs semaines à l’avance, les noms de personnes intéressées de venir travailler. Si vous débarquez au moment de la saison, les listes sont déjà pleines. J’entends qu’il n’y a pas que quelques personnes dessus, mais plusieurs dizaines de backpackers choisis pour venir travailler pour une période de plusieurs semaines/mois.

Le Harvest Trail recommande de ne pas arriver à l’avance sous peine d’être en pénurie de travail. C’est pas faux, mais arriver au moment où tout commence est peut-être trop tard, et d’une manière ou d’une autre vous devrez vous faire à l’idée qu’il faudra tuer le temps. Une semaine, deux semaines, voir plus peuvent être requises pour trouver du travail et enfin vous remplir les poches. Patience !

La Harvest Line, le numéro gratuit fourni par le gouvernement, est évidemment un must. Il ne m’a pas été d’une grande utilité, mais il m’a conseillé deux auberges que je n’ai pas eu l’occasion de tester. Cela dit, ne misez pas tout là-dessus. Ouvrez les Pages d’Or et appelez les fermes une à une.

Heureusement pour ceux qui n’ont pas de voiture, il y a certaines auberges qui vous aident à trouver du travail. Rien n’est garanti mais dans la pratique ça a l’air de fonctionner. Méfiez-vous toutefois car certaines auberges sont des arnaques et n’hésitent pas à abuser de votre crédulité. Faites quelques recherches sur Google afin de trouver des “reviews” du backpack que vous convoitez.

L’auberge à Devonport qui aide à trouver du boulot, dans laquelle je suis, et qui a l’air très sérieuse :
Tasman Backpackers

Le site du Harvest Trail, avec son numéro gratuit et son PDF de qualité :
Harvest Trail

Comme son nom le laisse entendre il s’agit d’un échange d’aide. Principe très simple, en échange de quelques heures de travail par jour, votre hôte vous offre le gîte et le couvert. Quoi qu’il peut y avoir quelques variations, certains hôtes demandent plus de travail que d’autres, certains n’offrent pas plus que le logement et vous devrez acheter et cuisiner vos repas.

A analyser au cas par cas, il reste toutefois un moyen intéressant de rencontrer des locaux, et de passer le temps en se rendant utile dans des fermes ou des familles. Certains hôtes peuvent aussi vous aider à obtenir le deuxième Working Holiday Visa en attestant d’un travail qualifié.

Je n’ai eu qu’une seule expérience le jour où j’écris cet article, mais j’en suis ravi. J’ai passé 14 jours dans une famille très sympathique en Tasmanie, aucune dépense à faire, cela valait vraiment le coup de payer les 20$ de l’inscription.

A voir aussi, dans un principe similaire, le Wwoofing. Vous devrez acheter le livre au prix de 65$ pour être inscrit, l’inscription vous fourni également une assurance dont je ne connais pas les détails.

HelpX.net
Wwoofing

Photo : Aucun rapport, vue depuis ma balade le long de Devonport

Comme son nom le laisse entendre il s’agit d’un échange d’aide. Principe très simple, en échange de quelques heures de travail par jour, votre hôte vous offre le gîte et le couvert. Quoi qu’il peut y avoir quelques variations, certains hôtes demandent plus de travail que d’autres, certains n’offrent pas plus que le logement et vous devrez acheter et cuisiner vos repas.

A analyser au cas par cas, il reste toutefois un moyen intéressant de rencontrer des locaux, et de passer le temps en se rendant utile dans des fermes ou des familles. Certains hôtes peuvent aussi vous aider à obtenir le deuxième Working Holiday Visa en attestant d’un travail qualifié.

Je n’ai eu qu’une seule expérience le jour où j’écris cet article, mais j’en suis ravi. J’ai passé 14 jours dans une famille très sympathique en Tasmanie, aucune dépense à faire, cela valait vraiment le coup de payer les 20$ de l’inscription.

A voir aussi, dans un principe similaire, le Wwoofing. Vous devrez acheter le livre au prix de 65$ pour être inscrit, l’inscription vous fourni également une assurance dont je ne connais pas les détails.

HelpX.net

Wwoofing.xxx

Photo : Aucun rapport, vue depuis ma balade le long de Devonport

Mouvement de plus en plus populaire chez les voyageurs, le CouchSurfing est un moyen de se loger gratuitement tout en rencontrant des gens de partout dans le monde. Le principe veut que l’on se fasse héberger en “surfant” sur le canapé des personnes le proposant. Cela n’implique rien d’un côté comme de l’autre, on prête son sofa ou on dort.

Dans la pratique, c’est un peu différent. Je n’ai pas une grande expérience en CouchSurfing, mais ce que j’en dirais c’est que les hosts (personnes qui vous hébergeront) ne raffolent pas des voyageurs pauvres dont l’argent est le principal motif de votre venue chez eux. Je trouve ça très hypocrite. Oui c’est sympathique de rencontrer des gens, mais il va falloir admettre que la majorité des CouchSurfers ne pensent pas comme ça et que le logement gratuit est l’intérêt principal. De plus, lorsque vous serez hébergé, même si rien ne vous y oblige, il sera apprécié que vous fassiez à manger ou rendiez quelques services.

Selon les hosts vous aurez les clés de la maison ou pas. Vous aurez droit à une visite touristique vous emmenant aux endroits phares de la ville et la possibilité de rencontrer des tas d’autres gens, y compris, parfois, d’autres CouchSurfers chez ce même host.

Qu’on se le dise, ce n’est pas si évident de trouver des hosts. Il m’est déjà arrivé d’envoyer des dizaines de messages et de n’avoir que des refus. Certains préfèrent être prévenus au dernier moment, d’autres longtemps à l’avance. Certaines villes sont très prisées à l’approche d’événements, c’est le cas de Sydney par exemple qui est overbooké de CouchSurfers 2 mois à l’avance en prévision du nouvel an.

Beaucoup de hosts demandent des messages personnalisés, d’expérience je ne peux que vous conseiller d’en faire. Essayez de trouver des gens qui vous intéressent et de leur montrer que leur profil vous plait. Eviter de tomber dans la tentation de contacter 60 personnes avec le même message car cela ne paie pas. Ne contactez pas forcément les premiers de la liste, contactez aussi les gens qui vivent dans les quartiers, ne contactez pas que les gens qui “ont un canapé à coup sûr”, et si possible… soyez une femme, ça aide !

En parlant de ça, je ne peux que vous conseiller d’être prudent(e). Les mauvaises évaluations sont plus difficilement écrites que les bonnes, il se peut que des personnes malhonnêtes s’en sortent plusieurs fois sans être marquées de rouge. Et surtout ne restez pas sur place si vous vous sentez mal à l’aise, même si cela peut paraitre malpoli.

En bref, je trouve que CouchSurfing est basé sur une idée vraiment géniale, j’adore la philosophie du système, mais il y a un mais.

Le site de CouchSurfing

Je suis certainement pas aussi bien placé qu’un habitant d’ici, mais voici mon petit rapport sur le transport dans Sydney.

Comme on me l’avait conseillé, et si vous restez pour une semaine au moins, il est judicieux d’acheter un MyMulti 1. Ce ticket vous donner accès à tous les ferrys, bus et trains en zone 1. Autant dire que la zone 1 est suffisante car même Manly qui se trouve à 1/2h de ferry en fait encore partie.
Bon, moi j’ai un peu merdé parce que j’ai pas utilisé les transports pendant mes premiers jours ce qui fait que je n’y gagne pas du tout au change, mais normalement les 41$ du MyMulti 1 auraient du me faire économiser des $ bien importants ici.

Pour les plus geeks comme moi, on appréciera que le ferry soit muni d’un WiFi gratuit. Que je n’ai malheureusement pas pu tester parce qu’il se trouve que mon ordinateur ait une facheuse tendance à faire le difficile avec les WiFi ces temps-ci… mais hormis ça, c’est plutôt cool !

Le train est vachement cool aussi, surtout les banquettes (uniquement les banquettes en fait). Elles sont tout simplement excellentes, elles sont “double face”. Je m’explique. Quand on est assis dans une banquette, on peut pousser celle de devant pour se retrouver avec 3 places supplémentaires en face de soi. Et oui, ça veut aussi dire qu’on peut vite retourner la banquette devant pour ne pas avoir à supporter les pieds des autres passagers ! Je tacherai de faire une photo ou un petit schéma pour ceux qui trouvent que j’explique mal.

Photo : Oxford Street

J’ai été cherché ma carte de banque ce matin, ma superbe et nouvelle Debit Mastercard. C’est trop cool, je vais pouvoir continuer à dépenser mon argent !

Outre le fait qu’il n’aura finalement fallu que deux jours pour qu’elle arrive à ma banque, elle est dotée de pouvoir surnaturels ! Et ouais, ici il existe le “Pay Pass”. Ca a été inventé pour les fainéants (et les voleurs). Ca veut dire que maintenant, si le montant que j’ai à payer dans un magasin est inférieur à 100$, je n’ai qu’à poser ma carte sur le terminal compatible pour que le montant soit automatiquement débité de mon compte, sans devoir saisir de code. Exactement comme une carte Mobib ou Oyster.

Ce que j’aime beaucoup ce sont les raisons évidentes vantées par la banque :

  • Ca va plus vite. Ben tiens, taper 4 chiffres c’est tellement long.Pas besoin de la monnaie.
  • Ah ben ouf parce que quand je paie par carte c’est souvent un soucis !

Donc en une journée j’apprends que si quelqu’un me pique ma carte il peut payer par tranche de 100$ sans mon code, hurray. Et que si quelqu’un me chipe mon numéro d’accès à Net Banking et mon GSM, il peut virer l’argent de mon compte… et oui, ce matin je voulais transférer des fonds entre mon compte épargne et courant, mais j’avais oublié mon mot de passe. On me propose donc de m’envoyer un code de réinitialisation par SMS. Pouf ! Me voilà sur mon compte. La seule sécurité que j’avais du choisir quelques jours avant était le montant maximum de transfert autorisé, que je n’avais pas limiter à 500$, car on ne sait jamais…

En gros, ici, en Australie, on peut se faire voler de l’argent, mais on se rassure en choisissant de ne perdre qu’un maximum de X dollars si un malheur arrive. Enjoy !

N’ayant pas pu prendre ma chambre, ni ma douche à l’auberge parce que j’étais en avance, j’ai été faire mes démarches pour le compte bancaire.

Moi je dis, c’est formidable ! Déjà, mon argent est arrivé à destination. Ensuite, le type a l’air super heureux de m’avoir comme client… c’est pas en Belgique qu’on va servir correctement quelqu’un qui a peu d’argent et qui part dans un an. Après, il m’a ouvert encore un autre compte pour mettre dessus de l’argent qui devrait être taxé des pensions ou je ne sais trop quoi pour quand je bosserai. J’apprends que j’ai 6 mois de frais gratuits parce que je suis un backpacker. J’ai aussi droit à ma Debit Mastercard, ce qui veut dire que j’ai une carte de crédit à laquelle n’est associée aucun crédit, c’est débité de mon compte en live… parfait, je pourrai payer par Internet si il le faut !

A oui, et les 5$ de frais que j’aurai dans 6 mois, ils s’annulent si 2000$ tombent chaque mois sur le compte. Suffit de faire du ping pong avec le compte épargne !

Je dois retourner dans une petite semaine pour avoir ma carte bancaire. Je suis donc content d’avoir pris un peu de cash sur moi.

Ce vendredi on m’a contacté à 17h pour me dire que ma carte était déjà arrivée. Deux jours c’est rapide ! J’irai la chercher lundi.