C’est parti pour une petite visite plus touristique de Canberra. Mes premières impressions se trouvent être faussées, Canberra n’a rien d’un zoning industriel, c’est une ville très aérée, très calme et assez verte. Il est clair que c’est sans doute trop calme pour y vivre, la plupart des locaux se plaignent qu’il n’y a rien à faire ici, c’est une ville paumée, mais les quelques jours que j’y ai passé me plaisent, j’ai aimé cette quiétude.

En dehors du centre de la ville qui s’agite pas mal avec son centre commercial long de 3 blocs de maisons, les alentours sont occupés par de la verdure et des voies rapides. Nous nous mettons en route pour le War Memorial, ça veut dire que nous allons longer un des lacs pour ensuite monter une grande avenue jusqu’au mémorial en question. C’est arrivé au ninveau d’une voie rapide séparée par un grand espace vert que, seul, j’aperçois un oiseau qui commençait à pousser des cris. Pas stupide, j’imagine bien que je l’effraie, malgré la voie rapide et les 10 mètres qui nous séparent. Cette femelle doit certainement être en train de couver son nid, c’est cependant étrange qu’elle soit “perdue” à même le sol.

Plus loin, le male s’inquiète des cris de sa bien aimée, je le vois reprendre son envol et revenir vers le nid. Jusque là pas d’inquiétudes, c’est normal elle l’appelait au secours. Ce à quoi je m’attendais moins c’est qu’une fois qu’il eut fait sa ronde au dessus du nid, il commence sa descente. Toutes ailes déployeées, bec en avant, il a dessiné sur moi une cible à ne pas manquer. A mesure qu’il s’approche de moi je ne peux m’empêcher de croire qu’il veut m’intimider et va vite faire demi-tour en arrivant tout près, mais non ! Il s’approche tellement que j’accélère le pas pour qu’il passe derrière moi, à toute allure. Je continue mon chemin, me disant que je serai bientôt considéré comme inoffensif car loin du nid. Il n’en est rien  De la même manière qu’un pilote de chasse, il fait son demi-tour et lock à nouveau sa cible. Cette fois, je rigole beaucoup moins ! Je me retourne et accélère le pas pour laisser derrière moi l’oiseau manquer sa cible. Il a gagné !

J’apprends plus tard qu’il s’agit d’une Magpie, une pie en somme. C’est apparemment commun qu’elle s’attaque aux joggers et aux cyclistes, il paraitrait même qu’elle attaque les yeux. C’est bien la première fois que j’ai eu peur d’un oiseau, et croyez bien que le “Mayday” qu’à tweeter cet animal est imprimé dans mes oreilles !

C’est pas l’autre côté que nous traverserons tous les trois en direction du War Memorial. Il donne l’impression d’être à des milliers  de kilomètres tant on s’en approche lentement. L’allée pour s’y rendre est jonchée de part et d’autres de sculpture représentant certains passages de l’histoire australienne. Un terrassement de gravillons rouges sépare chacun des côtés de l’avenue.

Je ne suis pas un fan d’histoire et je ne passerai pas beaucoup de temps à l’intérieur, mais je dois avouer que la représentation en maquette de différentes scène de l’armée rend est admirablement bien faite, et rend le tout beaucoup plus accrocheur.

Le lendemain nous changeons de cap et allons à l’opposé complet du Memorial, soit le parlement. Il est dans l’alignement parfait des avenues séparant les deux batiments. Ca ne m’attire guère de visiter le parlement, mais maintenant que je suis devant et que c’est gratuit autant y entrer. Avec les vieilles personnes, les touristes japonais et les écoliers je me sens un peu à l’écart lorsque j’assiste à un “truc” qui se passe dans le sénat. Etrange la politique, une femme s’exprime pendant 20 minutes face à un sénat quasi vide, personne ne l’écoute, certains discutent, d’autres chipotent, même le président ne semble pas intéressé…

Sur le retour nous relongerons encore le lac, mais sur un rive que nous n’avions pas encore explorée. Ce lac est immense et j’ai beaucoup de mal à me situer. En somme cette ville est très sympathique, mais très syntéthique, vivante et même temps morte…

Felix a-t-il une fin ?

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