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Archive for October, 2011


Bien que Jim m’apprenne quelques mots de mandarin, ce n’est pas le but de cet article. Comme on me l’a fait remarqué, je n’ai pas vraiment parlé de mon travail. Vous voilà prévenus, certaines parties vous sembleront probablement être du chinois !

Depuis quatre mois, je travaille pour Windsor Mail. Cette entreprise familiale “Australian owned and operated” existe depuis plus de 20 ans, a plus de 450 000 clients et une quarantaine d’employés. Windsor Mail est spécialisé dans la vente par catalogue. Un bon comparatif serait un mélange des 3 Suisses, La Redoute et Vitrine Magique.

Il y a quelques années ils ont décidé d’investir Internet et de vendre leurs articles en ligne. Simon, mon collègue programmeur, a été engagé en début d’année afin d’aider les deux indépendants qui travaillaient depuis plusieurs années à créer un pont entre le logiciel de gestion de l’entreprise et le site Internet. Quelques mois plus tard, Simon indique qu’il faut du renfort dans l’équipe et c’est à ce moment que j’arrive.

Notre équipe se compose de Simon et moi en tant que programmeurs, Cale en tant que junior qui s’occupe du design et Ben le freelance ayant créé le pont existant. Je ne verrai Ben que pendant quelques semaines car ma présence l’a rendu inutile. Et tout récemment la société a remercié plusieurs personnes, dont Cale. Cette période était d’ailleurs stressante pour moi, car en tant que dernier arrivé, j’aurais trouvé ça logique d’être mis à la porte.

Le site Internet de vente en ligne fonctionne sous un outil gratuit appelé Magento. Durant mes premières semaines, je m’occuperai de débugger Magento, d’y ajouter des fonctionnalités et de corriger les nombreux bugs dont Simon n’a pas le temps de s’occuper. Cette période me permettra d’apprendre à utiliser cet outil, qui, en passant, est horriblement lent et mal programmé !

Durant cet hiver, nous avons du préparer un système pour permettre à différents fournisseurs de vendre leurs produits sur notre site. Et c’est là que ça devient intéressant. Comme à mon habitude, avant de commencer un projet, je prends le temps de construire une structure intelligente pour être sur de le rendre extensible au besoin. Sachant que dans les 5 ans l’entreprise souhaite trouver une solution alternative à leur actuel logiciel de gestion (stocks, commandes, articles, clients, fournisseurs, comptabilité), nous avons été dans ce sens.

J’ai donc, de mes petites mains, créer ‘Acme’. Basé sur une technologie Web en PHP/MySQL sur CakePHP, les fournisseurs peuvent importer et gérer leurs articles facilement. Mais ce n’est pas tout. En l’espace de 3 mois, j’ai redéveloppé l’équivalent du pont créé à l’époque en y ajoutant de nombreuses fonctionnalités et une interface bien plus intuitive. Je parle en “je” car Simon n’a pratiquement pas écrit de ligne de code, mais nous avons souvent débrieffés sur la meilleure méthode à employer. A côté de cela, je fais aussi du Python et participe à l’administration du serveur.

En bref, j’apprends beaucoup de choses et développe des outils réutilisables sur d’autres projets. J’ai la liberté de pouvoir prendre le temps de développer quelque chose. Personne n’est derrière mon épaule à attendre du résultat heure par heure, ce qui me permet de rechercher la meilleur méthode à utiliser et à fournir un code propre, efficace et extensible. Le résultat veut que lorsque Simon se retourne vers moi et me demande si il serait possible d’ajouter cette option à telle endroit, c’est fait en 5 minutes.

On pourrait dire que je suis Web Developer mais je tend plus vers le terme Software Developer. Car mis à part le fait que j’utilise PHP qui est supposé être utilisé pour des sites Internet, le produit en lui-même n’a du Web que son interface.

Au niveau du salaire, je me suis aperçu que j’avais un très bon salaire. Pas seulement parce que je me vois comme un backpacker, mais aussi en comparaison à de nombreuses personnes travaillant sur Perth depuis des années. J’ai beaucoup de chance et enviseage beaucoup de choses pour l’avenir.

J’ai envie de continuer à voyager. Vivre en Belgique ne m’attire pas, mais vivre en Australie non plus. Et que se passera-t-il si ils me proposent de me sponsoriser pour un visa de travail ? Et si, et si… En tous cas, ce job me permet de prendre des congés payés, c’est pourquoi j’ai décidé de rentrer quelques semaines en Belgique.

Sauf que…

Goods Galaxy
Fashion Galaxy

Je suis réveillé par quelqu’un qui frappe à la porte. Il est deux heure du matin, c’est probablement un backpacker un peu endormi qui a oublié ses clés. En ouvrant la porte, je découvre un mec, en slip, que je n’avais jamais vu auparavant.

Je ne comprends rien à son accent et ce n’est qu’après l’avoir fait répéter trois fois que le franc tombe. Il a besoin de mon téléphone. Pour appeler ses amis. Car il s’est endormi. Dans le couloir. Et ne se souvient pas du numéro de sa chambre… Pourquoi il a choisi notre chambre, c’est une autre affaire !

Manque de pot, la réception de mon téléphone est très mauvaise… il repartira errer dans les couloirs. Sydney Backpackers est décidément surprenant.

Le lendemain matin, je dois retrouver Victoria. Je l’ai rencontrée à Melbourne en même temps que François, nous nous sommes revus à Adelaide et ensuite à Perth. Le hasard a voulu qu’elle revienne sur Sydney ce matin même. Nous avons donc décider d’aller ensemble aux Blue Mountains qu’elle souhaite découvrir et moi revoir.

Le temps est considérablement différent de lors de mon premier passage, du soleil et pas de nuage. Ce temps magnifique représente cependant un aspect négatif non négligeable, une forte présence touristique. Entre les asiatiques, les backpackers allemands et leurs appareils photo, je ne retrouve pas le calme qui m’avait tant charmé l’année dernière.

Le paysage auparavant caché par la brume a perdu de ce côté mystique qu’il avait dans mon imagination. Les Three Sisters maintenant dévoilées sont plus attrayantes sur photo qu’à l’oeil nu. La randonnée qu’il m’avait été déconseillé de faire par temps humide ne me parlera pas autant.

Finalement, je suis très heureux d’avoir pu profiter de cet endroir d’une façon ignorée et inconnue de la majorité des gens.

Drakar, mon viking préféré

Repère temporel : les 18 et 19 septembre

Il est 23h45. Devant la porte 14, j’attends patiemment que l’embarquement commence pour mon vol de 23h55. La tête dans mes pensées, mon casque sur mes oreilles, rien ne me semble étrange, jusqu’à ce que… mon téléphone sonne. Une voix féminine me demande si je me trouve dans le terminal car je suis un des derniers passagers à embarquer. Elle m’invite à embarquer à la porte 17.

La porte 17. Je suis devant la porte 14. Il est 23h47. La porte 17 n’est pas dans ce terminal.

Je sors de la zone de transit et m’apprête à pénétrer dans l’autre terminal, sauf que… la sécurité est fermée. Malgré tout, un des gardes me fait passer à la va-vite alors qu’un passant m’encourage avec un “You’ll be lucky if you make it!”. S’en suit du test anti-explosif aléatoire auquel je ne pouvais pas échapper.

Il est 23h53. Je suis assis dans l’avion. Nous décollerons avec 20 minutes de retard.

Je n’arrive jamais à dormir dans l’avion, mais cette fois c’est une obligation. J’atterri à 6h du matin avec 2h de décallage ce qui m’autorise à une petite nuit de 4h. C’est dans un festival de Hardstyle que je vais dépenser mon énergie demain, toutes les minutes de sommeil sont bonnes à prendre.

Sans surprise, je n’ai pas dormi.

Il est 6h30, et le réceptionniste de l’auberge m’indique qu’il vient de vendre son dernier lit. Fully booked dans la 2ème. Idem pour la 3ème. Pas de réceptionniste dans la 4ème. Je demande à la cinquième de me renseigner une 6ème. La 6ème me rassure pour ensuite me dire qu’il n’y a pas de place, pour qu’ensuite j’insiste, pour qu’au final j’ai un lit.

J’ai brisé les croyances de cette réceptionniste venue droit de Hong Kong.

- Oui, les français prennent des douches
- Oui, malgré qu’ils utilisent aussi du parfum
- Hum, la Belgique c’est au centre de l’Europe
- Non, la Belgique n’est pas une ile
- Non, les belges ne sont pas tous gros à cause du chocolat

C’était le moment de détente avant mon petit dèj’ face à Harbour Bridge, ma petite sièste de deux heures et mon Redbull.

Defqon.1, en quelques mots c’est :

- Un festival de Hardstyle, soit du gros son techno boum-boum que personne n’aime sauf moi
- Une présence policière impressionnante
- Des chiens de la bridage anti-stupéfiants
- La fouille des sacs
- La fouille au détecteur de métaux de chaque entrant
- 7 différentes scènes et ambiances
- Des tatoués, des déguisés, des saouls, des bons danceurs, des moins bons danceurs, des filles sexys, des filles moins sexys, des piercings, des jongleurs, des DJs, des bass, des MCs, … et moi.

J’y suis resté 6h. Luttant contre la fatigue jusqu’à ce que la raison l’emporte. Il me faudra refaire une heure de train dans l’autre sens pour retourner “en ville”. Oui, ce suburb ne se trouve “qu’à” 60km de la ville. Quand on pense que chez nous, après 60 bornes, on change de province, voire de pays.

22h au lit. Je tomberai comme une masse jusqu’à 2h30, l’heure à laquelle je suis réveillé par…

J’attendais l’After Movie pour poster cet article, mais vu qu’il n’est toujours pas là…

Repère temporel : le 17 septembre