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Archive for May, 2011


Grand départ de Jurien Bay et pas mécontent ! Un peu la boule au ventre quant à savoir ce que va donner ma voiture. Je me mets en route pour Geraldton où je verrai quoi faire. J’y tâterai la ville et aviserai d’y rester ou pas.

Cette halte, aussi brève fut-elle, est importante car c’est la dernière “ville” avant looongtemps. Broome qui se trouve à 2000km n’a pas la moitié de sa population. J’y fais les courses et le plein, profitant des derniers achats bons marchés. Le centre d’information n’est pas en mesure de m’indiquer des campings gratuits autres que les aires de repos. Pas très tentant, je me dirige vers la “petite tente” à 50km d’après mon atlas. Il est encore tôt, je pourrai aviser si il n’y a rien ou si c’est payant.

Seul et maintenant particulièrement sensible aux personnes sur le bord de la route, je saute sur mes freins dès que j’aperçois le pouce de ce hitckhiker. C’est quand j’ai constaté qu’il n’avait probablement pas utilisé de machine à laver depuis un certain temps que je me suis demandé si c’était une bonne idée…

Cet homme, d’une 40aine d’années, émanant une effluve digne d’un sportif après d’intenses efforts, n’a plus de permis de conduire. Et n’aura bientôt plus d’ivoire dans la bouche non plus. Nous papoterons une 20aine de kilomètres, le temps de rejoindre une route où il a planqué sa voiture. “Rouler sur la highway sans permis, ça vaut pas le coup ! Non seulement on confisque ta voiture pour 28 jours, et après tu dois encore payer l’amende et la fourrière !”

Le camping de Coronation Beach existe bel et bien, n’est pas trop mal et a quelques spots de libres. C’est le genre de camping où le paiement se fait de soi-même. Des enveloppes disposées à l’entrée seront remplies de la somme requise avant d’être placées dans une boite scellée. Le prix est de 15$ ! Excessif pour l’endroit, je tenterai de partir de bonne heure et d’éviter de payer.

Repère temporel : 5 mai

Payer 25$ pour un camping avec un simili de cuisine ça fait mal. Et encore, j’ai réussi à obtenir 10% en expliquant mes mésaventures. Mais ce qui fait encore plus mal c’est d’apprendre que le transporteur n’est pas venu livrer mon (putain) de front crank seal. Encore une journée de perdue !

Jusqu’au lendemain j’essayerai d’élaborer un générateur de Sudoku. Mais cette fois sur mon ordinateur car ma nuit se passera dans le backpack du Jurien Bay. Pour 5$ de plus j’ai droit à une chambre et un lit. Certes le voisin est généreusement bruyant, surtout quand il se met à jouer au docteur avec sa compagne, mais ça passe quand je monte le son de Australia’s Got Talent.

Je n’ai toujours pas trouvé la faille dans mon générateur de Sudoku. Il faut dire que les allers/retours chez Greg me déconcentrent. Il m’a appelé après avoir démonté la pièce pour me faire comprendre ce qui s’est passé. Et surtout qu’il ne comprend pas pourquoi ça s’est passé. Ce qui veut dire que ça pourrait se repasser…

La pièce est en place. Mais ce n’est pas bon ! Il y a trop de pression dans le moteur, le joint va ressauter, c’est évident. A ce stade, je dois avouer que je rigole. Ca devient ridicule. Je dis à Greg de laisser tomber. Je n’irai pas à Broome avec ma voiture. Si il peut me trouver une astuce pour que je puisse faire les 200 bornes jusqu’à Perth et y vendre ma caisse à un malheureux.

Tandis que Stew et Greg chipotent avec mes valves d’évacuation de pression, je m’imagine le prix de vente possible pour mon épave. Fais des comptes pessimistes et me vois déjà dans un car vers les endroits magiques de l’ouest. Soudain, replaçant une valve nettoyée quelques secondes plus tôt, Greg se trouve vers moi : “I reckon you can go to Broome”.

Je ferai un test drive de 50km sans encombres sur la “route maudite”. Laisserai la voiture une dernière fois au garage pour nettoyer le moteur de sa vieille huile dégoulinante et potentiellement dangeureuse. Départ prévu demain vers Geraldton, et soyons honnêtes, si j’ai encore une panne ma voiture se trouvera un moyen de rejoindre la prochaine ville, sans moi.

1000 dollars, c’est ce que m’aura couté cette panne… une dépense pas trop prévue dans ma plans !

J’en ai marre d’être à Cervantes. Le camping se vide et je n’espère plus y faire de rencontres. En attendant le coup de fil du dépanneur, je planifie l’hypothétique suite de mon voyage à travers les nombreuses brochures de madame Lancelin. Finalement, je l’appelle. Il n’est pas certain de pouvoir venir aujourd’hui et me rappellera plus tard. Pour me faire bénéficier de ce bon prix, il faut qu’il soit sur le retour d’une autre mission, mais d’après ce que je comprends il n’en a pas d’autres de prévues.

Muni de mon canif suisse et d’un fond de superglu, je répare quelques bricoles dans ma voiture. C’est au moment où je m’apprête à entreprendre de placer le FM transmitter de mon iPod plus esthétiquement que mon téléphone sonne. C’est John, le dépanneur. Il sera là dans une demi-heure. Je remballe ma tente juste à temps pour qu’il arrive.

En moins d’une heure, je me retrouve devant Greg à qui je donne l’accord de réparer la voiture. Je fais un saut dans l’ocean indien. Plante ma tente et that’s it. Vivement demain !

Photo : Cervantes

Let him be

Repère temporel : 2 mai

A la réception du camping (ultra-désagréable quelque soit le membre du personnel sans doute recruté sur base de cet unique critère), on me conseille d’aller voir à l’usine de homard. Tant qu’à être bloqué quelque part, autant y travailler. J’ai un peu trop pris mon temps ce matin et déciderai donc d’aller jeter un oeil demain, d’autant plus que j’ai trouvé des backpackers pour m’emmener aux Pinnacles.

Emilien (facilement deviné français) et Jan me feront une place à l’avant de leur van. Nous partonss en cortège, suivant le “wicked van” de Laura et Theresa, une Londonnienne et une Allemande qu’ils revoyent régulièrement sur la route.

Nambung National Park et ses Pinnacles n’est rien d’autre qu’un rassemblement phallyque de milliers de formations rocheuses. Bien trop touristique à mon goût, j’aurais sans doute été ému d’une toute autre manière sans l’abondance des 4×4 et des indiens (pour une fois ce ne sont pas des japonais) prenant 853 photos de chacun d’entre eux. J’y passerai cependant un agréable moment. L’humour décallé d’Emilien et les photos stupides auxquelles je participe y seront pour beaucoup.

Mon après-midi “de libre” se passera à découvrir cette somptueuse ville qu’est Cervantes. Le camping abrite autant de têtes que le village en lui-même, 500 habitants parait-il. Je m’aventurerai seul, et à pattes, sur une gravel lroad interminablee jusqu’au lookout pas-si-mal. Continuerai ma route via la plage pour finir au camping où je cuisinerai mes vivres périssables.

Dans la modeste cuisine, je ferai la rencontre d’un Suisse-Allemand. Enfin, surtout de sa femme francophone, car lui, me fera comprendre, en allemand, qu’il ne comprend pas l’anglais. Ce couple de retraités venant du Nord fini son périple dans deux semaines, à Perth.

Ironie du sort, Sarah a oublié ses pompes dans ma caisse et serait prête à revenir sur Jurien Bay car le lift qu’elle a trouvé ne démarre que venredi. Mais je ne suis plus certain de vouloir être accompagné…

Hier soir je n’ai pas assisté à la fin des noces du Prince William diffusées sur le petit téléviseur du camping. Cependant, je trouvais très amusant le regard des femmes assises en cercle autour du moniteur enneigé. On pouvait lire dans leurs yeux “Pourquoi elle ? Elle n’est pourtant pas bourgeoise. En fin de compte, je pourrais être à sa place ! La chanceuse ! Attendons de voir ce que vaut sa robe de princesse. Et le bisou, il arrive quand ?!”.

Moi, je me glisserai dans mon sac de couchage après avoir, avec l’aide de Sarah, englouti une quantité impressionnante de malbouffe. Compensant, sans doute, d’une manière simple, les tensions liées à l’autopsie de ma voiture.

Il est midi, nous allons récupérer la voiture. Content de reprendre la route, mais l’oreille et le nez en alerte envers un bruit ou une odeur suspecte, nous revenons quelques dizaines de kilomètres sur nos pas. Nambung National Park vaut le détour mais servira aussi de test drive et rassurera nos esprits. Nos sauveurs de l’autre nuit nous ont affirmé qu’après Géraldton, à 200 bornes d’ici, il n’y a plus de garagistes. La légère odeur d’huile que nous sentons doit être normale après la quantité qui s’était déversée dans le moteur. Greg m’a aussi dit de vérifier le niveau car le moteur en brûle un peu, mais ça ne devrait pas être grave.

Cherchant un ATM (Bancontact) afin de retirer de l’argent pour payer le parc national, je m’arrête à la même station service que celle où j’avais acheté l’huile divine deux jours plus tôt. C’est en m’arrêtant que je constate que le d’huile clignote comme un feu d’artifice made-in-asia. Je vérifie le niveau, plus d’huile ! Je saute sur mon téléphone et appelle le garage espérant que Greg soit encore là.

Une heure plus tard. Il n’a pas l’air heureux de voir que la pièce a sauté. D’autant plus qu’il n’a pas d’explications à donner. Ce qui est par contre certain c’est que je vais devoir attendre mardi au plus tôt pour la réparation et devoir payer un remorquage. Sarah estime qu’il est mieux pour elle de rentrer à Perth et embarque avec une famille qui vient de faire le plein. Greg et son mécano Stew remorquent la bête jusqu’au camping à côté et contactent un dépanneur à bon prix pour lundi. Une voiture automatique ne peut pas être remorquée, ou seulement sur une petite distance. Cela devrait me couter 50$ pour 25 bornes, et encore, le prix plein est de 110$.

Me voilà bloqué, au milieu de rien, à 20km d’un parc national que je commence à croire maudit, à attendre de dépenser encore quelques centaines de dollars peut-être pour rien… Je dois dire que là où j’en suis, réparer et revendre ma voiture fait partie des options possibles.

Repère temporel : 30 avril

Greg inspecte la voiture alors que nous déjeunons dans la petite arrière pièce de son garage. Greg est très grand, imposant du bide, roux de la barbe, brun des cheveux et chaleureux de l’intérieur. Les nouvelles ne sont pas bonnes et il a l’habitude. Nous ne sommes pas les premiers backpackers à se planter à 200km de Perth. La différence, c’est qu’eux ont acheté une voiture à Perth, ce qui n’est pas mon cas.

Non seulemenent je n’ai aucune idée de ce qu’est un front crank seal, mais en plus est il occupé jusqu’à mercredi (nous sommes vendredi matin). Il faudrait donc attendre une petite semaine pour reprendre la route. Après analyse, 400$ à 450$ seront requis et dans sa sincère générosité il nous propose de la réparer pour le lendemain matin. Deal accepté !

Nous passons la journée à la plage en tentant de chasser les mauvaises pensées comment on peut. Nous avons appris que plus haut vers le nord c’est encore plus “dangereux”. Les distances entre les villes augmentent et un remorquage peut vite couter autant que le prix de ma voiture. Greg avait l’air optimiste quant à ma voitre car il semble qu’on en ait pris soin, nous devrions pouvoir arriver à Broome sans encombres. Le plus dur sera maintenant de ne pas être parano et de rouler le coeur léger.

Les gens sont aimables et aidants, mais devoir abandonner ma caisse derrière moi chamboulerait tous mes plans. En tous cas, Greg est sympa et honnête, ce qui change de ce que je connais du métier en Belgique. Passez chez Jurien Type & Auto pour moi. Et un grand merci aux deux personnes m’ayant aidé à pousser la voiture, un jeune et un plus agé, pendant que Sarah tenait le volant.

J’ai rencontré Sarah à Esperance. Ayant un peu bavardé avec Melissa lorsqu’elle faisait ses fameuses crêpes, Sarah a appris que j’avais l’intention de partir vers Darwin une fois arrivé à Perth. Sans savoir à l’avance quels seraient mes plans, j’avais pris note de son numéro. Quand je me suis décidé à prendre la route vers le nord, jusqu’à Broome et pas Darwin, à deux plutôt qu’à quatre, j’ai contacté Sarah pour savoir si elle cherchait toujours un lift.

Nous partons ensemble ce matin vers Broome. Elle devra être là-bas à la mi-mai, ce qui est parfait car je souhaite prendre mon temps pour la côte ouest de l’Australie. Notre première halte sera Lancelin. Recommandée par Tim pour ses conditions idéales de surf, notre première impression est mauvaise. L’idée d’y rester pour prendre quelques cours ne m’attire tout d’un coup plus du tout.

Lorsque nous arrivons au centre d’information, minuscule, il est fermé et pourtant devrait être ouvert. Ce n’est qu’après avoir fait un passage via le supermarché IGA (hors de prix), et s’être renseignés pour un camping gratuit auprès d’une dame qui n’aura jamais compris que nous n’avons pas de caravane, que le centre d’information est ouvert. Une dame à la coupe carrée nous accueille sans prêter la moindre attention à Sarah. Je serai son seul contact, répétant les questions de Sarah pour en obtenir les réponses. Un camping gratuit ? Sous un air d’institutrice autoritaire fronçant les sourcis, elle nous aapprendra que nous devons être à 17km d’un village pour pouvoir rester “overnight” quelque part. Munie d’un stylo à bille bleu, elle tracera sur notre brochure un P, pour Parking, comme si nous apprenions à lire. Nous pouvons rester sur les aires de repos (ou P) 24h, mais pas plus !

Nous reprenons la route avec de la documentation pour 2 semaines d’aventures où, attention, les couleurs des pages correspondent aux différentes régions de l’Australie occidentale. “Si c’est bleu, vous regardez à bleu”.

Le regard inquiet, je scrute mon rétroviseur. Il semble que de la fumée provienne de la voiture… Sarah estime que c’est la saleté de mes vitres et rétros qui donne cet effet, mais je ne suis pas de son avis. Pas bien grave, après quelques minutes il n’y a plus de fumée. Nous nous arrêtons à un lookout un peu plus loin pour admirer la vue et (quand même un peu inquiet), je jète un oeil sous la voiture. Merde ! Il y a des traces d’huile. A la minute suivante je vérifie mon niveau d’huile… rien ! Pas une goute d’huile. Le “dip stick” n’indique plus rien.

Là c’est la merde. Sarah commence à se faire un sang d’encre car elle a déjà eu quelques pannes en Australie et ne tient pas à revivre la même expérience, surtout que son temps est compté. Moi je peste sur le garagiste en carton qui m’a affirmé que j’avais roulé sur un sac en plastique, et me demande quoi faire. Grace à mon unique barrette de réseau je passe un coup de fil. Je ne dois pas rouler sans huile, je voulais la confirmation. Quelques minutes plus tard, nous poussons la voiture sur le bord de la route et arrêtons la premire voiture qui passe.

Murray et Marguerita nous embarquerons pour aller chercher de l’huile à 40km d’ici. Dans leur immense gentillesse ils nous redéposeront à la voiture et nous escorterons jusqu’à Jurien Bay (à 60km) où se trouve un garagiste. A Jurien Bay la voiture “pisse” de l’huile et il aurait été impossible d’aller plus loin. Nous dormons à l’arrache dans la voiture dans l’espoir qu’elle sera réparable et à faible coût. Car il est certain que si ça coute trop cher… je ne la réparerai pas !

Repère temporel : 28 avril

Me voilà à Perth, ou plus exactement à Fremantle, quartier situé à 20 minutes de train du centre-ville. C’est un des seuls quartiers où on peut accéder à la plage, mais je me suis vite rendu compte que cette “plage” était une blague. A peine une 50aine de mètres de sable, pas bien intéressant. La plage de South Beach est aussi à Fremantle, bien plus sympathique, mais un peu plus éloignée. Les transports en commun gratuits dans le centre permettent de s’y rendre.

J’ai décidé de rester une semaine à Perth. Découvrir la ville et me poser un peu après ces 10 jours de route et d’étroite vie sociale. Chance inouïe, l’auberge dans laquelle moi et Melissa sommes est incroyable. Internet est gratuit, quantité infinie de films et séries sur la télévision, jukebox avec un peu moins de la discographie mondiale, une bonne ambiance, un espace réservé uniquement aux femmes (ouais, c’est un +, même si j’ai pas pu aller jeter un oeil). Pour ma part, je ne me suis pas vraiment intégré. J’avais décidé d’éviter les français en surnombre partout, et n’étant pas toujours à l’aise avec les anglophones peu patients vis-à-vis de mon oreille encore imparfaite, je me suis retrouvé nouveau dans un univers où tout le monde se connait et reste pour plusieurs mois.

Le manque d’intégration et les soucis avec ma voiture n’ont pas rendu mon séjour des plus agréables. Par “chance” ou plutôt fidèle à sa réputation, Perth, la ville la plus ensoleillée du pays, m’a fourni la vitamine D et la chaleur dont je manquais depuis quelques semaines déjà. Perth Centre n’est pas bien grand, ce qui est finalement commun à toute l’Australie. Etalée sur des kilomètres, elle abrite un peu plus d’1,5 million d’Australiens. C’est une des villes les plus isolées au monde ! Dans tout l’état de l’Australie Occidentale, ne vivent que 2,3 millions d’habitants, la majorité étant à Perth et dans le Sud-Ouest. Ca vous donne une idée de l’aspect “mort” du nord ? Moins d’un habitant au km², c’est la démographie du Western Australia.

J’ai apprécié King’s Park se trouvant en final de la balade proposée par le Lonely Planet. La ville est neuve, son expansion remonte à 1850 seulement. C’est d’ailleurs amusant car parmi les quelques gratte-ciel, un est encore en construction. La vie nocturne est bien agréable même si le personnel des bars est étrangement très désagréable.

Arrivé à Perth c’était une occasion de revoir des amis connus en Tasmanie. De nombreux étant à Perth ou étant passés par là, je ne reverrai que Morgane. Fidèle collègue de la “Carrot Factory” finissant une session de 2 mois de travail à Mingenew, ville (morte) au nord de Perth (Le Nord, c’est mort… vous suivez ?). Elle s’envole quelques jours plus tard pour Darwin avant de prendre la direction de l’Asie, comme beaucoup d’entre nous d’ailleurs.

Rencontre plus extraordinaire, Jerome. Jerome, ou plutôt dark57 tel que je l’ai connu, c’est un ancien membre de NGC-Elites. NGC-Elites, c’est un site que j’avais créé il y a maintenant 10 ans. (Allez, je me lance des fleurs !) Avec quelques milliers d’inscrits dont quelques centaines actifs, le site proposait un système révolutionnaire (si, si !) quant au classement des scores des joueurs sur certains jeux. TimeSplitters 2 étant celui pour lequel Jerome s’était inscrit. Il est d’ailleurs un très bon joueur (avec des records du monde et tout et tout !) et nous discuterons à quelques occasions sur MSN.

Au fil des années, nous parlerons une fois tous les 3 ans. Je l’avais contacté sur Facebook lorsque j’étais encore en Belgique mais il n’avait pas donné suite à mes messages. C’est dans le Mc Donalds de Kalgoorlie que j’ai lu sa réponse. De fil en aiguille, je me retrouve chez cet australien d’origine mauricienne en compagnie de son frère. Trois geeks ensemble, ça a donné du Guitar Hero, des discussions geeks, et du Minecraft. Je ne connaissais pas ce dernier et j’ai adoré le concept primaire, mais tellement infini.

Cette rencontre m’a beaucoup plu et ce malgré que nous ne nous connaissions pas. Rencontrer des personnes du bout du monde, probablement ne jamais se revoir, passer un bon moment, parler des 10 dernières années, partager des pizzas, comprendre, rire et dialoguer avec 2 “real Aussie” de mon age, entendre “NGC-Elites” et “FMC” en anglais de la bouche d’un australien m’a procuré une rare émotion. (Il me tarde maintenant de rentrer et de mettre XBMC sur AppleTV en connectivité avec mon serveur ! Merci Jonathan !)

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