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Archive for March, 2011


Le magnifique levé de soleil sur la baie nous fera vite passer l’humeur maussade de cette nuit agitée. Le ciel se dégage complètement pour nous laisser repartir sous un soleil montant déjà bien chaud. C’est le Hazards Walk que nous avons prévu de faire. Petite marche de 3 heures nous ramenant au point de départ. Chanceux, un walabi et sa mère nous surprendrons alors que nous rangeons le matos épargné par les possums. Pas craintive, la mère se laissera caresser pensant que j’avais quelque chose à lui donner à manger. Le petit lui s’écartera en quelques bonds, ne me laissant pas approcher trop près.

C’est à la fin d’une petite balade entre forêt et marais que nous débouchons sur Hazards Beach. Cette petite marche fut bien sympathique même si nous n’avons pas croisé un seul animal. Enfin, c’est sans compter le serpent à côté duquel j’ai marché sans m’en apercevoir. Simon me chuchote de revenir sur mes pas, surpris que je n’ai pas vu la bestiole. Ce serpent arbore quelques stries le long de son corps brunâtre en s’enfuyant dans les feuilles du petit bois.

La marche jusqu’au retour n’a rien de spécial, aucune vue particulièrement dégagée ou mémorable, seule la plage de Hazards vaut le détour. Pas de quoi marcher pendant autant de temps. Encore heureux que nous avons sur-consommé de l’eau la nuit dernière, ce qui rend mon sac bien plus léger.

Comme nous devons remonter vers Bicheno pour redescendre plus bas par la suite, nous décidons de faire un croche par Douglas Apsley National Park. Encore un endroit bien touristique, accessible via des routes goudronnées. Le petit lagon n’est pas moche, on peut même si baigner, mais nous ne nous y arrêterons pas. Nous préférerons nous poser au bout du chemin dans la gorge. Bien déçu de devoir retourner à la voiture via le même chemin qu’à l’origine nous reprenons la route. Explorer la gorge jusqu’au dernier point accessible ne nous fera pas découvrir de piste balisée.

Nous camperons au dernier camping gratuit sur la route, rempli de touristes australiens, et garanti sans possums !

Photo 1 : Départ de Wineglass Bay
Photo 2 : Hazards Beach
Photo 3 : Le waterhole de Douglas Apsley
Photo 4 : La gorge où nous pique-niquerons

Alors que nous remballons les tentes, Wally nous observe. Wally c’est le surnom que nous avons donné au walabi se nourrissant, Le museau dans la poussière et les feuilles, -sans doute- de petites graines sans trop faire attention à nous. C’est peut-être lui qui a mangé les pâtes que nous avons échappées par terre hier soir. Il continuera sa petite ronde autour de notre camp jusqu’à ce qu’une mère et son petit bondissent non loin de là. Immobile, il hésitera un petit moment pour finalement les rejoindre de quelques rapides petits bonds.

Wineglass Bay, enfin ! Le highlight le plus célèbre de Tasmanie avec Cradle Moutain, nous y sommes ! Et nous comptons bien y camper. Nous nous équipons le plus malin possible en visant nos backpacks pour les re-remplir du strict nécessaire. Même les pâtes seront préparées à l’avance ! Malheureusement, il n’y a plus de points d’eau une fois que nous nous serons mis en marche, et pour aujourd’hui et demain il nous en faudra quelques litres. C’est moi qui m’y colle, et je joue les masos en y rajoutant du goone…

Et bien j’aurai souffert pour arriver au lookout. Heureusement que cette marche n’était pas trop longue car mon sac était bien lourd. Après un calcul rapide il devient bien faire 12kg… La plage de Wineglass Bay est certes magnifique, mais c’est surtout la baie qui en fait son charme. L’eau est, comme on commence à en avoir l’habitude, turquoise et transparente. Le sable est blanc presque sans aucun algue mort.

La baignade quant à elle… c’est moins paradisiaque. L’eau est tout simplement glacée, et sans l’aide des fortes vagues je n’aurais jamais pu rentrer dans l’eau en entier. C’était moins drôle lorsque je suis sorti car les nuages n’ont pas suivi l’itinéraire que je leur prédisais. Je me suis donc retrouvé, accompagné d’un demi-Simon mouillé, à prêcher pour que le soleil vienne me réchauffer car le vent me congèle.

C’est au bout de la plage qui représente une marche de 20 minutes que nous trouvons le camping. Seuls nous et un couple de français y passeront la nuit. Avec Simon nous avons pris l’habitude de parler anglais et nous passons souvent d’une langue à l’autre sans nous en rendre compte, le couple de français ne saura jamais que nous étions francophones.

Je me réveille sous la lueur d’une torche dans ma tente. Simon m’appelle ! Un possum s’est glissé sous la toile imperméable de la tente de mon pote pour ensuite attraper de la nourriture dans son sac à dos. “Il a bouffé notre pain ce salaud !”. Il faut comprendre qu’un possum n’a rien à faire de la présence humaine, c’était à 20cm du visage de Simon qu’il grinotait tranquillement notre pain. La frayeur au ventre, nous sortons en même temps de la tente pour contempler l’armée poilue de l’autre côté de la toile. Il est tout seul, pépère dans un arbre à nous regarder. Il s’éloignera à son rythme du faisceau de notre lampe de poche.

Pour parer à la perte totale de notre réserve de nourriture, Simon déplacera son sac en sécurité avec lui dans sa tente. C’est quelques heures plus tard qu’il rentrera dans ma tente en jetant son sac en premier. Ces saletés de bestioles ont grignoté la toile intérieure de sa tente le réveillant en passant sur ses jambes pour atteindre le butin. Tous les deux dans ma tente, nous dormirons d’une oreille, pensant à chaque instant qu’un possum nous attaque d’un côté ou de l’autre.

Photo 1 : Wally
Photo 2, 3, 4 : Wineglass Bay

Ce matin c’est la fête. J’ai réussi avec l’équivalent d’une tasse d’eau à me brosser les dents, me débarbouiller et me laver les cheveux. Avoir trouvé comment faire réchauffer de l’eau sans devoir utiliser le réchau à gaz est un peu bonheur. Cela fait même réfléchir, comment faisons-nous pour utiliser autant d’eau quand il y a moyen de se débrouiller avec si peu ?

Cette journée se consacrera à Ben Lomond National Park. Accessible difficilement via des gravels roads, nous y découvrirons une montagne dont le sommet se trouve être plus élevé que le très connu Cradle Mountain. Il nous faudra une heure et demi pour l’atteindre, en haut nous découvrirons des télésièges utilisés pour la saison de ski (si si), et un chalet à vendre… pas facile pour le faire visiter !

Sur le trajet pour arriver au top, je me suis de temps à autres écarté du chemin pour essayer d’atteindre la falaise toute proche. Mais à mesure que je m’approchais je constatais que la falaise n’en était pas une car un plateau un peu plus bas se cache derrière. J’abandonnerai donc plusieurs fois la tentative d’avoir une vue plongeante afin de rester sur le chemin indiqué.

Le paysage est varié et la flore beaucoup plus sèche et résistante. Nous n’avons pas la chance d’avoir un beau ciel, mais nous surprendrons quelques Walabis devenus bien habiles à sauter de rochers en rochers. Les photos témoigneront certainement mal du calme et de la sérénité de cet endroit.

C’est au camping du fameux Freycinet National Park que nous passerons la nuit à 2 mètres d’une plage magnifique. Les feux sont interdits, dommage !

Photo 1 : Ben Lomond, le cimetierre de pierre comme je l’ai surnommé
Photo 2, 3 : Ben Lomond
Photo 4 : Freycinet National Park

Comme il en devient habituel, le levé de soleil sur la mer nous aidera à nous lever de bonne heure. Malgré la fraicheur du matin, nous prenons un grand plaisir à essayer d’obtenir la meilleure photo témoignant de ce magnifique sunrise.

Un petit déjeuner constitué de muesli, mélangé avec de l’eau tiède et du miel pour les amateurs, suivi d’un tasse d’eau chaude qui servira plus à nous débarbouiller qu’à être transformée en thé.

Sortir de Bay of Fires nord implique de retraverser ces routes non goudronnées, une fois cela fait, nous prenons la direction de Bay of Fires sud. Beaucoup plus touristique que le nord, toutes les routes sont goudronnées et les parkings remplis de bus de voyages organisés.

Malgré la quantité grandissante d’asiatiques et de leurs appareils photo, j’apprécierai beaucoup Binalong Bay. Une plage encore plus paradisiaque que celles le jour précédent. Le blanc du sable et l’eau turquoise sont encore plus marqués. De plus, les vagues sont nettement plus fortes. Simon le constatera lorsqu’une vague s’écrasera, pour ensuite s’écouler avec une force impressionnante, s’éclatant sur ses jambes laissant son short trempé au passage.

Après s’être posé sur les récifs à l’extrémité est de la plage, nous longeons la côte jusqu’à The Gardens où nous casserons la croûte. Nous stopperons ici et là pour admirer les rochers rougeâtres qui ont donné son nom à la baie ou les plages encore et toujours magnifiques.

Notre prochaine étape est Columbia Falls, la plus grande chute d’eau de Tasmanie, soit 90 mètres de chute. Impressionnant !

Nous rebrousserons chemin faisant escale à Halls Falls. Renseigné nulle part, cette petite marche de quelques heures dans une forêt très peu visitée nous fera croiser un Forester Kangaroo, une bestiole sombre et rapide qui pourrait être un Pademelon ou un Diable de Tasmanie, trop rapide pour être identifié, les traits d’un vieil homme dans le tronc d’un arbre et un serpent noir qui nous fera hésiter de continuer la marche.

Les chutes le long du chemin n’avaient rien de surprenant, mais nous étions tellement seuls dans une nature presque vierge que cette marche fut très agréable.

Le soir, nous serons les seuls à camper à Scamander et réussirons même à faire nos pâtes sans utiliser le réchau à gaz, héhé !

Photo 1 : Levé de soleil à Bay of Fires nord
Photo 2 : Binalong Bay (Bay of Fires sud)
Photo 3 : Columbia Falls
Photo 4 : Point d’eau dans Halls Falls

Nous découvrons la plage de Tomahawk de jour avec le levé du soleil se levant derrière un rideau de pluie. Petit déjeuner rapide nous nous mettons en route pour Mount William National Park sans trop savoir ce qui s’y trouve. Situé à l’extrémité nord-est, il est entouré de routes non goudronnées et ne doit probablement pas être un parc très visité.

Nous marcherons jusqu’au sommet du mont William où nous nous poserons pour manger un bout. Nous serons rejoins par un couple de pensionnés australiens s’étant donné 6 semaines pour faire le tour de la Tasmanie.

Ce parc est muni de plusieurs campings sans facilités, que nous découvrons malheureusement payants. Nous n’y dormirons pas, par contre, nous profiterons du soleil et de la magnifique plage pour nous arrêter quelques heures. Le sable est blanc et l’eau et transparente à souhait. Je peux voir mes pieds alors que l’eau arrive à mon menton.

Muni du masque et du tuba de Simon, je nagerai autour des algues où se trouvent les poissons sans trop vouloir m’y enfoncer. Etrangement, cela me met mal à l’aise. Je reste donc entre le sable et les algues, en me jetant des petits défis afin d’aller un peu plus loin à chaque fois. Alors que je viens de me dire que dans le néant des profondeurs lointaines pourrait survenir un requin, ou n’importe quoi d’autre, je me retourne pour rejoindre l’espace de sable. Et c’est à ce moment qu’au sol, une raie qui me parait géante, se dirige droit vers moi. Elle n’a pas l’air embêtée que je me trouve à quelques mètres au dessus d’elle, mais ce n’est pas mon cas. Pris d’une panique soudaine je m’écarte et rejoindrai le bord pour la fin de ma petite session de plongée.

Après s’être séchés au rayon bien fort du soleil, nous nous mettons en route pour camper à Bay of Fires, partie nord. Ce sont des pâtes sauce tomate que nous nous préparerons pour ce soir autour d’un petit feu de camp bien agréable.

Photo 1 : Matin à Tomahawk
Photo 2 : Vue du sommet du mont William
Photo 3 : Vue du sommet du mont William
Photo 4 : La plage de mont William

C’est après avoir fait un petit tour rapide de l’équipement dont nous avions besoin, fait quelques emplettes et jeter un oeil sur la cartes que nous nous dirigeons vers Narawntapu National Park. Ce parc national se trouve au nord de la Tasmanie et pas très loin de Devonport. Etant donné que nous partons en début d’après-midi, c’est une bonne première étape.

A peine arrivés sur place qu’une de mes tongues me lache pour la deuxième fois. Je les avais pourtant recollées avec de la super glu, ça m’agace car je les ai payées une fortune à Sydney. Mes flip flops en main, nous nous acquittons de l’entrée du parc. Nous optons pour le pass Holyday, qui coute 60$ pour la voiture et nous donne accès à tous les parcs nationaux de Tasmanie.

Le wombat qui broutait tranquillement pas loin du centre d’information est toujours là à notre sortie, nous allons donc le voir afin de jouer avec nos cameras. On a tous pris l’habitude, en français, de dire caméra au lieu d’appareil photo. Autour du wombat, comme un imbécile, je veux me rapprocher trop près, du coup il s’enfuira vite fait bien fait dans les buissons pas loin de là…

Ce parc donne accès à Bakers Beach, et je n’ai aucune idée de ce qu’elle vaut, mais j’en ai entendu parler et donc elle sera un passage obligé. Au détour de quelques fourrés, des dunes, d’un lac, et de quelques walabis aperçus de loin, nous arrivons sur cette plage. Elle est immense et quasi déserte. Bien évidemment il n’y a pas grand monde, nous ne repérons que quelques mouvements à des centaines de mètres de là où nous sommes.

Dans notre marche vers Griffith Point, l’extrémité ouest de la plage, nous croiserons de la Wildlife, malheureusement inerte et sans vie dans le sable. D’abord un Blowfish, quelques méduses, des étoiles de mer et un pingouin…

Nous avons mal regardé le plan et devons donc retourner, à pied, au car park via la gravel road (route non goudronnée). Sur cette route sans fin nous penserons tous deux qu’il aurait été intelligent de prendre de l’eau avec nous car cela fait déjà quelques heures que nous marchons… le ciel est dégagé, mais heureusement il ne fait pas trop chaud.

Maintenant il faut trouver un endroit où dormir. Nous n’avons pas envie de payer pour le camping et nous dirigeons donc vers un camping sans facilités qui sera très certainement gratuit. Ici et là en Tasmanie on peut en trouver. Alors que je roule et que la nuit tombe, la faune se réveille. On en constate d’ailleurs les dégats tous les jours tant les routes sont parsemées d’animaux morts.

Tout commence avec les insectes s’éclatant sur mon pare-brise, ils sont si épais qu’en fermant les yeux je pourrais croire qu’il pleut. Ensuite, pour ma plus grande frayeur, un walabi déboule de nulle part et se jète sous la voiture ! Il a eu beaucoup de chance car je ne l’ai pas heurté, ma vitesse aurait été un poil plus lente ce walabi ne serait plus de ce monde. Ces animaux sont stupides, ils attendent que je sois à proximité pour traverser alors qu’ils sont tranquilles sur le coté.

Le lapin qui me fera le même coup n’a sans doute pas eu la même chance vu le son qu’il a dégagé lorsqu’il est passé sous ma voiture. Oui, c’est triste, en plus il était mignon… mais avec toute la meilleure volonté du monde, je n’aurais pas pu l’éviter.

La nuit est maintenant tombée et nous ratons la petite gravel road censée nous emmener au camping gratuit. Nous nous rabattons donc sur Tomahawk, un bled dans laquelle je parquerai la voiture sur un emplacement “No Camping”. Tous les deux dans la voiture, éclairés par un réverbère, nous dormirons très mal. Il fait tellement chaud que la condensation perle sur les vitres, et nous avons cru intelligent de laisser une fenêtre entre-ouverte pour aérer un peu… pensez bien que huit millions de moustiques nous ont attaqué cette nuit-là.

Photo 1 : Le wombat
Photo 2 : Le lac à l’emplacement appelé Bird Hiding
Photo 3 : Backers Beach
Photo 4 : La magnifique gravel road du retour

Repère temporel : 12 mars

Last day of work

Ce sont sous les compliments de Leeane que je termine ma 10ème semaine de travail à l’usine. Et pas peu fier ! En faisant mes comptes, je me suis aperçu que je n’ai pas vraiment plus d’argent qu’avant de venir ici, et pourtant j’aurai gagné près de 6000$. A la seule différence que j’ai maintenant une voiture et que je vais pouvoir profiter de mon trip en Australie d’une tout autre manière.

Triste de voir les amis éphémères partir, mon objectif de 10 semaines accompli, le temps devenant frisquet et tout simplement las de Devonport, j’ai sauté sur l’occasion d’accompagner Simon dans son trip autour de la Tasmanie. Il cherchait quelques personnes pour louer une voiture et l’accompagner dans sa semaine le long de la côte est de l’ile, ayant prévu de partir le lendemain de mon dernier jour de travail, c’était parfait !

Ca va faire du bien de sortir de cette petite ville dans laquelle je passe le plus clair de mon temps entouré de carottes ou de nouveaux habitants de l’auberge. Ni l’un ni l’autre ne retiennent mon attention d’ailleurs. C’est intéressant car les nouveaux ne me donnent pas envie de les connaitre, pourtant lorsque je suis arrivé je ne connaissais personne. Et maintenant que je connais pas mal de gens les étrangers me dérangent… à méditer !

Je resterai nostalgique de toutes ces personnes, comme :

  • Tim, rebaptisé Timon, partageant la même chambre et la même langue, nous ne serons jamais loin l’un de l’autre jusqu’à son départ
  • Sabrina, surnommée “Shloumpfina”, Schtroumpfette en allemand, petite collègue toujours souriante qui quittera le backpack en stop avec TimM
  • organe, tombée dans les amphèt’ étant petite, toujours la pêche et l’envie de faire la tête
  • Laurent, plus connu sous les noms de Biffer ou Biffman, le roi des bons plans
  • François, rencontré à Melbourne et grâce à qui je me suis retrouvé à Tasman Backpacker
  • Simon, québecois qui m’aidera comme François à ne pas me faire arnaquer en achetant ma voiture, nous tripperons en Tasmanie ensemble
  • Wei, le héros asiat de la carrot factory
  • Jack, le metrosexuel asiat du backpack, collectionneur de sacs en plastique s’aspergeant le visage de son déo à la sauge…
  • Aaron, canadien et onion kicker s’attirant les ennuis en buvant un peu trop un peu trop souvent
  • Keith, le compagnon de chambre renommé Scoobidoo ayant tendance à être un peu trop tactile
  • Wiebke, allemande qui over-think, over-plan et se prend trop la tête
  • Andy, allemand au visage russe, qui pense à tout, compte tout et est un peu fou
  • Tobi, dont le niveau de français m’empêche de faire des réflexions en douce à mes potes
  • Queenie, qui porte très bien son nom…
  • Guillaume et James, les français qui ont foutu la “merde”, au sens propre
  • Pascal et Jeanne, le couple de français qui m’ont fait rêver avec leurs 18 mois autour du continent
  • Sylvain, apparaissant sans prévenir dans notre dos, toujours là aux soirées, mais on ne s’en rendait compte qu’en voyant les photos le lendemain

Et bien d’autres qui se vexeront ou pas de ne pas être cités.

Photo : De gauche à droite : Sabrina, Jason le forklift driver et Leeane notre superviseuse. La photo est très mauvaise, mais c’est la seule où on peut les voir !

J’aime pas trop beaucoup ça, je préfère quand c’est un peu trop plus moins calme

Encore un dimanche qui arrive, mais cette fois nous prenons des bonnes résolutions. Afin de vaincre la flemme et l’ennui, Tim et moi décidons de prendre ma voiture (qui n’a toujours pas de nom) et de s’évader vers n’importe où. Simon et Wiebke occuperont deux des trois autres sièges restants.

Voir du pays et tester ma voiture est l’objectif de cette journée ensoleillée. Nous partons vers midi après avoir attendu Sabrina pendant plus d’une heure, mais partirons finalement sans elle. Petit arrêt rapide chez Coles pour s’approvisionner en quelques cookies, fruits et rafraichissements, nous prenons la destination de Launceston duquel nous descendrons la Tamar Valley.

Se laissant guider par les Touring Route nous indiquant quelques points intéressants à voir ou pas, nous nous arrêtons ici et là. Premier Highlight de la journée, Paramatta Creek. Je sors de la Highway et me parque à coté des espaces barbecues. Nous sortons de la voiture pour nous rendre compte après quelques minutes que cette “creek” n’est qu’une sorte d’aire d’autoroute avec des toilettes et un vieil abris sous lequel se trouve une table et des bancs… On the road again !

Nous traversons des petites villages constitués en apparence de maisons témoin que seule une rue traverse. Ici et là un batiment nous fera sourire comme la théière géante ou le fast food rose. A l’horizon se dessine Cradle Mountain lorsque nous arrivons devant Trowunna Wildlife et à ce stade, à part reconnaitre l’effigie géante du diable de Tasmanie, nous ne savons pas encore de quoi il s’agit. Ce n’est pas un parc naturel, mais plutôt un centre d’étude des diables de Tasmanie.

La réceptionniste nous indiquera que la visite a déjà commencé depuis 10 minutes, mais que nous pouvons assister aux 15 minutes restantes moyennant le prix de 16$. Wiebke et moi ne tentons pas le coup de dépenser autant d’argent pour quelques minutes en compagnie de diables apprivoisés. C’est après les avoir attendu pendant une bonne heure trente, se régalant de mures à deux pas de là que nous retrouverons Tim et Simon aux anges.

La réceptionniste, sacrée andouille, a omis de nous expliquer que des walabis, kangourous ou autres wombats vagabondaient ça et là à côté des diables de Tasmanie en cage ou non. Ils ont pris ces bestioles dans leurs bras, sont revenus avec un tas de photo et me font grandement regretter de ne pas avoir payé cette petite somme.

De retour dans la voiture, l’ambiance est aussi vallonnée que le paysage. Il va falloir que j’équipe ma voiture pour passer du son, car le vieux poste radio ne capte pas grand chose dès que l’on sort de la civilisation. Launceston ne nous impressionnera pas plus que cela. Ville très simple et très morte, merci dimanche, on fera un petit tour rapide de la Marina laissant apparaitre des quantités infinies de boue verte peu ragoutante dues à la marée basse.

C’est en remontant la Tamar Valley jusqu’à Green Beaches, l’endroit où la Tamar River rejoint l’océan. Outre le magnifique lookout surplombant la Tamar River et les paysages sacrément jolis, je m’amuserai comme un petit fou à jouer avec mon ombre lorsque nous marcherons dans le sable de Green Beaches le soleil couchant dans notre dos.

Sur le chemin du retour, nous parcourons des petites routes sinueuses jusqu’à Devonport où nous avons dans l’idée d’aller observer les pingouins sur la plage de Devonport Est. Nous gardons les yeux grands ouverts car à mesure que la nuit tombe les animaux se réveillent. C’est dans un virage sinueux que je sauterai sur mes freins pour observer un Walabi se receuillant les pates avant jointes derrière un garde fou. Sa méditation étant interrompue, il disparaitra en quelques bons dans les feuillages.

Finalement, pas de pingouins car impossible de trouver la plage, mais sur la route nous avons pu observer un magnifique coucher de soleil au travers des arbres en haut d’une colline. Tout ça nous redonnera des forces pour la semaine de boulot qui commence demain.

Let’s say hello to uncle Bob again

Parait-il que c’est un bon plan d’acheter sa voiture en Tasmanie. Je n’espère acheter qu’une seule voiture ici et donc ne pourrai pas être très critique mais voici les informations que j’ai à partager.

Avant tout il faut comprendre une première chose, la rego ou registration. Le numéro de rego d’une voiture est sa plaque d’immatriculation. La rego comprend différentes taxes et une assurance. L’assurance couvrira les dommages que vous pourriez causer à autrui, mais pas ceux causés à vous-même. En gros c’est l’assurance minimum qu’il faut absolument avoir pour éviter de prendre de très gros risques, c’est plutôt cool de ne pas avoir à s’en soucier vu que la rego la prend en compte.

Lorsque vous achetez une voiture, il faut transférer la rego à votre nom. C’est très très simple, mais il y a quelques détails à connaitre.

- Vérifiez que la voiture n’a pas des dettes, n’est pas volée ou autre. Entrez le numéro de rego sur ce site
- Le document de transfert habituel se trouve au dos du document actuel concernant la rego. Handy !
- Vous avez 14 jours pour transférer la rego en vous rendant personnellement au bureau des transport de l’état (Service Tasmania à Devonport)
- Vous devez être un résident tasmanien pour transférer la rego à votre nom. Cela n’implique pas de dire que vous habitez à telle adresse, il faut le prouver. Dans mon cas mon backpack m’a donné un document attestant que j’étais un résident permanent. Il parait qu’on peut aussi changer son adresse à la banque et demander à l’agence d’imprimer un “statement” sur lequel figurera votre adresse en Tasmanie.
- Le transfert coute de l’argent. Approximativement 3% du montant du véhicule plus quelques dizaines de dollars de frais. Le montant du véhicule est indiqué sur le document de transfert, arrangez-vous avec le vendeur pour qu’il indique un prix plus bas, cela ne change rien pour personne.

Maintenant que la voiture est à votre nom, vous devrez faire attention à d’autres détails.

- Pour renouveller la rego vous devez être en Tasmanie. Quoi que vous pouvez payer par Internet, mais le hic c’est que le code de paiement à indiquer sur le net est envoyé par voie postale à votre adresse en Tasmanie, pas pratique si vous être sur le Mainland… pensez-y.
- Ok, vous êtes un petit malin et vous connaissez quelqu’un qui a ouvert votre courrier et vous a donné le code… vous avez pensé que l’étiquette à coller sur votre pare-brise est envoyée par la poste ?
- Vous pouvez bien sûr renouveler directement en personne dans les bureaux du transport, plus pratique encore.
- La rego coute approximativement 540$ pour un an, ou 280$ pour 6 mois, cet état n’est pas le meilleur marché.
- Lorsque vous voudrez vendre votre voiture, pensez au fait que l’acheteur doit habiter en Tasmanie et doit présenter le document dans les 14 jours. Difficile de passer ça dans une négociation commerciale.
- Vous pouvez peut-être aussi ne pas renouveler votre rego et immatriculer votre voiture dans un autre état avant l’expiration. Le hic c’est que vous aurez à passer un Safety Check qui n’est absolument pas obligatoire en Tassie, et aurez sans doute des frais supplémentaires à payer pour avoir vos plaques etc…
- Dernier détail, si vous restez plus de 3 mois dans un autre état, vous êtes sensé immatriculer votre voiture là-bas. Ok, personne ne le fait, mais il vaut mieux le savoir.

En gros, pour la rego c’est pas le meilleur état (Western Australia l’étant), surtout quand vous désirerez vendre votre véhicule ou si vous décidez de rester plus d’un an en Australie en ne comptez pas redescendre en Tasmanie.

Vehicule Registration Status Enquiry