Le “retour chez kangourous” -comme disent tous les européens- c’est aussi retrouver les amitiés laissées derrière. Non seulement je retrouve Jim, mais François me réserve la surprise de passer à la maison le soir de mon arrivée. Il est accompagné de Sasha, Steve et Eriko. Tous venus jusqu’ici depuis la Tasmanie et ayant chacun fait un break en allant soit en Europe ou en Asie.
Dans les semaines qui suivent, je passerai énormément de temps en leur compagnie. A tel point que je les vois presque plus que Jim avec qui je vis.
Un samedi matin, nous nous retrouvons chez eux, à Fremantle, pour un départ vers l’improviste. A borde de la bonne vieille Magna tasmanienne de François, le Sud devant nous, nous bouffons du kilomètre sans trop savoir où nous ferons halte. Sasha n’est pas de la partie, contre son gré car elle n’a pas pu se libérer de son travail. Elle s’est, bien entendu, opposée au fait que nous partions sans elle, mais malgré l’engueulade qui l’attendra au retour, François a décidé que nous partions.
Plus bas sur la carte nous retrouvons Jan, ami de Steve rencontré en Tasmanie, le temps d’un saut dans la piscine du resort dans lequel il travaille, où François -le Crazy Guy comme le surnomme Jim- s’éclatera l’orteil en sang en jouant les acrobates.
Nous camperons sauvagement le bord de l’océan. Steve et Eriko dans la tente, moi et François à l’arrière de la voiture à descendre des bières jusqu’à ce que les étoiles s’évanouissent dans la clarté de l’aurore.
Réveillé quelques dizaines de minutes plus tard sentant les joggeurs passés à côté du coffre ouvert dans lequel nous sommes allongés, je me lève et les laisse dormir. Je pense qu’il serait judicieux de bouger avant qu’un ranger ne passe, mais ma paranoïa passera mal à 5h et demi du mat’. Je pars donc me balader sur la jetée.
Je reviens une heure plus tard. Ils sont levés, mais pas du bon pied. Et pour cause, c’est un ranger qui leur a indélicatement indiqué qu’une amende de 100$ nous attend pour camping sauvage. Notre moral remontera avec les souvenirs du magnifique, bien qu’inattendu, feu d’artifice de la veille et la haute des vagues sur cette plage de surfeurs.
Esquiver les vagues est obligatoire pour ne pas de retrouver sous l’eau dans le tonneau. Passer en dessous est la meilleur et seule option, mais après en avoir esquivé quelques-unes, je décide de retourner sur le sable, plus rassuré. Une vague de 2 mètres ça rigole pas !
Nous rentrerons le soir, sans embrouilles techniques, ni femme trop mécontente. Un très agréable week-end comme il en faudrait plus souvent. Et ce malgré les coups de soleil inévitables sur ma peau blanche de belge en hiver.





Je suis réveillé par quelqu’un qui frappe à la porte. Il est deux heure du matin, c’est probablement un backpacker un peu endormi qui a oublié ses clés. En ouvrant la porte, je découvre un mec, en slip, que je n’avais jamais vu auparavant.
Il est 23h45. Devant la porte 14, j’attends patiemment que l’embarquement commence pour mon vol de 23h55. La tête dans mes pensées, mon casque sur mes oreilles, rien ne me semble étrange, jusqu’à ce que… mon téléphone sonne. Une voix féminine me demande si je me trouve dans le terminal car je suis un des derniers passagers à embarquer. Elle m’invite à embarquer à la porte 17.



Bref. Ce soir, j’avais rendez-vous avec fille. C’est elle qui m’a invité. Sauf qu’elle a annulé. Du coup, je savais pas quoi faire. Alors j’ai fait mes courses. Et puis j’ai fait à manger. Et puis j’ai mangé. Et puis, je savais pas quoi faire. Alors j’ai décidé d’aller faire un tour au parc. Je propose à une amie de me rejoindre. Elle ne veut pas. Du coup, je me retrouve, seul, au parc. J’y reste 5 minutes et je m’en vais. Je ne savais pas quoi faire. Alors j’ai décidé d’aller au Peep Show. J’avais encore jamais été au Peep Show. Je me dis, il faut au moins une fois aller au Peep Show. Du coup, je suis au Peep Show. Je mets 2$. Encore 2$. Et pour être gentil, je mets encore 2$. Ensuite, je demande un show privé. Là, je mets 40$. C’est la même fille. Elle a mis de la musique. C’est Korn. C’est nul. Elle fait un strip-tease devant moi. J’ai pas le droit de toucher. J’ai le droit de me toucher. Je ne me touche pas. Je n’aime pas. Elle se met un doigt. Elle se fait chier autant que moi. Les 10 minutes sont finies. J’ai pas bougé. Elle espère que j’ai aimé. J’ai pas aimé, mais je dis “oui”. Je m’en vais. Bref. J’ai passé une soirée de merde.
Lorsque vous voyagez en Australie, il vous est régulièrement demandé de présenter votre Passeport. Autant le laisser dans une la chambre de mon auberge ne me plait pas, autant le trimbaler dans ma poche lors de sorties arrosées ne me tentait guère plus.
Certainement ce qui coute le plus. Le prix moyen d’une nuit en auberge est de 24$ selon le lieu et la durée de votre séjour. Les campings (non gratuits) coutent de quelques dollars à plusieurs dizaines ce qui ne rend pas toujours cette solution plus avantageuse si vous voyagez seul. Sur une période de huit mois, j’ai passé près de 150 nuits en auberges et campings.
Avant d’acheter ma voiture, j’avais recours aux transports publiques. L’Australie c’est grand, et si vous souhaitez sauter d’un bout à l’autre, la solution la plus économique sera l’avion. Il arrive même que cela soit plus avantageux que le car pour les petits trajets. Faire du stop et trouver des lifts est évidemment encore mieux.
Certainement très onéreux, cette achat vous donne la liberté d’aller où vous voulez, et d’y rester autant de temps que vous le voulez (contrairement aux locations). Attention aux pannes, frais inattendus et au coût de l’essence. Achetée 1.600$, ma voiture m’a coûté près de 1.000$ de réparation et 1.350$ d’essence (2.200$ partagés). Je m’en suis séparé pour 800$, ce qui couvre à peine le prix de la Rego (540$). J’ai parcouru 14.000km.
Je n’ai fait que 3 excursions organisées mais cela représente 80% de cette rubrique. Le reste n’étant principalement que le prix d’entrée des parcs nationaux. Les “tours” coûtent de 100$ à plusieurs milliers selon ce que vous choisissez. Si vous n’avez pas vos propres roues, vous serez contraints de payer le prix.
Rester huit mois sans faire d’entorse au règlement, pas trop pour moi. Les sorties, l’alcool, les restos ou les fast foods, et tout ce qui aurait pu ne pas être dépensé.