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Le “retour chez kangourous” -comme disent tous les européens- c’est aussi retrouver les amitiés laissées derrière. Non seulement je retrouve Jim, mais François me réserve la surprise de passer à la maison le soir de mon arrivée. Il est accompagné de Sasha, Steve et Eriko. Tous venus jusqu’ici depuis la Tasmanie et ayant chacun fait un break en allant soit en Europe ou en Asie.

Dans les semaines qui suivent, je passerai énormément de temps en leur compagnie. A tel point que je les vois presque plus que Jim avec qui je vis.

Un samedi matin, nous nous retrouvons chez eux, à Fremantle, pour un départ vers l’improviste. A borde de la bonne vieille Magna tasmanienne de François, le Sud devant nous, nous bouffons du kilomètre sans trop savoir où nous ferons halte. Sasha n’est pas de la partie, contre son gré car elle n’a pas pu se libérer de son travail. Elle s’est, bien entendu, opposée au fait que nous partions sans elle, mais malgré l’engueulade qui l’attendra au retour, François a décidé que nous partions.

Plus bas sur la carte nous retrouvons Jan, ami de Steve rencontré en Tasmanie, le temps d’un saut dans la piscine du resort dans lequel il travaille, où François -le Crazy Guy comme le surnomme Jim- s’éclatera l’orteil en sang en jouant les acrobates.

Nous camperons sauvagement le bord de l’océan. Steve et Eriko dans la tente, moi et François à l’arrière de la voiture à descendre des bières jusqu’à ce que les étoiles s’évanouissent dans la clarté de l’aurore.

Réveillé quelques dizaines de minutes plus tard sentant les joggeurs passés à côté du coffre ouvert dans lequel nous sommes allongés, je me lève et les laisse dormir. Je pense qu’il serait judicieux de bouger avant qu’un ranger ne passe, mais ma paranoïa passera mal à 5h et demi du mat’. Je pars donc me balader sur la jetée.

Je reviens une heure plus tard. Ils sont levés, mais pas du bon pied. Et pour cause, c’est un ranger qui leur a indélicatement indiqué qu’une amende de 100$ nous attend pour camping sauvage. Notre moral remontera avec les souvenirs du magnifique, bien qu’inattendu, feu d’artifice de la veille et la haute des vagues sur cette plage de surfeurs.

Esquiver les vagues est obligatoire pour ne pas de retrouver sous l’eau dans le tonneau. Passer en dessous est la meilleur et seule option, mais après en avoir esquivé quelques-unes, je décide de retourner sur le sable, plus rassuré. Une vague de 2 mètres ça rigole pas !

Nous rentrerons le soir, sans embrouilles techniques, ni femme trop mécontente. Un très agréable week-end comme il en faudrait plus souvent. Et ce malgré les coups de soleil inévitables sur ma peau blanche de belge en hiver.

Cela fait un poil plus d’une semaine que je travaille pour la bibliothèque de Perth. Ma mission est de, en trois semaines, documenter une application. Le développeur initial a changé de département et une documentation est absolument nécessaire pour permettre aux suivants de reprendre le travail là où le précédent l’a laissé.

C’est au milieu d’un open space que se trouve mon ordinateur, équipé à regret de Windows. Les gens sont très accueillants mais mon anglais a méchamment pris un coup et certaines phrases m’échappent dans un sourire maladroit. La moyenne d’age de mes collègues est dans la quarantaine, et l’équipe de geeks programmeurs n’est constitué que de moi et de Paul.

Porter une chemise au boulot est quelque peu nouveau, mais je pense qu’en t-shirt je dénoterais trop. Je suis aussi équipé d’un badge de sécurité qui me permet de me balader librement dans les couloirs de la Library.

Au bout d’une semaine, j’ai fini de constituer la documentation qui aurait du me prendre 3 semaines. Après vérification de leur côté, elle devra être approfondie ou non, mais cela ne me prendra pas encore deux semaines. Ce qui les enchante, car, ils m’ont budgétisé pour la documentation et utiliseront les semaines qui restent à me faire corriger des bugs.

D’après un de mes collègues, je devrais avoir encore du travail pour les 5 prochaines semaines. J’espère cependant passer plus de temps à écrire ou corriger du code qu’à écrire de la documentation. Documenter le code de quelqu’un d’autre n’a rien de très excitant.

A suivre…

Je me sens à la maison.

Le soleil perdu dans son ciel bleu m’accueille chaleureusement, si bien que mes Ray-Ban ressortent de mon sac après deux-mois et quelques de chômage intensif.

Je retrouve Jim qui a le sentiment que je ne suis parti que deux semaines plus tôt. Retourner vivre chez lui me procure certainement ce sentiment d’être chez moi car j’y ai une chambre, la mienne, que je paie et décore.

Durant mon passage en Belgique, on m’a souvent demandé ce que j’allais faire en Australie et après. J’ai mis du temps à mettre mes idées au clair, mais au jour d’aujourd’hui l’objectif est de travailler pendant 3 à 6 mois à Perth, idéalement en tant que développeur, pour économiser de l’argent et continuer ma route.

Quelle route ? Simplement terminer la boucle du continent, soit majoritairement le Nord et l’Est. Quoi que l’Est m’attire de moins en moins. C’est beaucoup plus peuplé et festif. Bien que la grande barrière de corail soit un passage obligé. Et ensuite, direction l’Asie. Sans aucune idée de là où je voudrais aller, j’ai envie de me balader par là-bas.

Je me donne un mois pour trouver un emploi en tant que programmeur. Sans être critique sur le boulot il ne me faudrait qu’une semaine pour commencer à travailler, mais je n’en ai pas envie. J’ai suffisamment d’argent pour ne pas de m’en soucier et mettre des carottes dans des sacs, j’ai donné. Dans le cas où je ne trouverais pas de boulot je remettrais mes plans en cause.

Entre-temps, afin de valoriser mon temps de sans-emploi, je m’achèterai un Macbook et affûterai mes compétences de programmeur pour iPhone. Ayant acquis un iPad grâce à quelques boulots, c’est l’occasion ou jamais de rentrer dans le milieu des applications dites mobiles.

Je ne commence la recherche d’emploi et le développement iOS que la deuxième semaine de mon arrivée. Il n’y a pas beaucoup d’offres pour le moment, mais j’obtiens une interview à la bibliothèque du Western Australia. Levé à la bourre, mon réveil m’ayant joué des tours, je n’aurai que 15 minutes pour me préparer. Il est évidemment exclu de prendre 5 minutes pour raser ma barbe de 5 jours et de repasser ma chemise. Je fais le choix d’être à l’heure et j’y serai !

Quelques jours plus tard je me vois offrir le poste. Le contrat initial avec la State Library n’est que de 3 semaines, et serait éventuellement prolongé de 3 autres semaines, mais cela s’arrêtera là. Le salaire est très attractif et j’avoue que de travailler pour le gouvernement avec un statut de backpacker me fait délirer. J’accepte.

Il m’aura donc fallu une semaine pour trouver un travail. Je ne commencerai à travailler qu’une semaine après, ce qui tombe à pic pour mon développement iPad et pendre quelques nouvelles chemises dans ma garde-robe.

Sauf que il m’aura fallu près de 3 mois pour raconter la suite… alors sans vouloir rentrer dans les détails, la voici !

Alors que j’ai déjà acheté mon billet d’avion pour faire le retour de Bruxelles à Perth, et qu’il m’a coûté beaucoup d’argent, Simon m’annonce une mauvaise nouvelle. Sur le retour du, maintenant incontournable Subway, il m’apprend que la société ne compte pas renouveler mon contrat à mon retour du plat pays.

Voilà une nouvelle à laquelle je n’avais pas été préparé, car même si une grande partie de l’équipe avait été décimée quelques semaines plus tôt, mes craintes s’étaient envolées. Me voilà donc à quelques jours du départ, la plupart de mes projections futures à l’eau, devant batailler pour avoir un courrier officiel me permettant de rester plus longtemps en Belgique si le cœur me le disait.

Quelques 26 heures de vol -bah oui, mon retour était de Sydney, ça fait 4 heures de plus- me voilà en France avec absolument toutes mes affaires (et celles de Valérie, mais c’est une autre histoire), sans trop savoir si je prendrai mon avion vers Perth dans 3 semaines.

En tous cas, au bout d’une heure, j’étais certain de ne pas rester. Cet atterrissage à Paris m’a éclaté à la gueule, m’a agressé par les oreilles. La désorganisation des hôtesses de l’air, le contrôle de sécurité en descendant de l’avion vérifiant que nous avions une pièce d’identité (pas si c’était la nôtre), les employés de maintenance assis sur un banc à travailler discuter, le manque de serviabilité, les coups de klaxons et l’égoïsme. Vive la France !

Heureusement, ça passe et on se réhabitue. Mais surtout… il y a le pain, le fromage et la bière. Sans parler de la famille et des amis. Les amis qu’on est content de voir, et revoir, et les amis qui sont contents de me voir. Et ceux qu’on ne verra plus. Voyager c’est changer, et parfois on change beaucoup.

En bref, mon retour c’était : 5 jours à Montpellier, trois semaines de visite à droite et à gauche, un billet d’avion reporté au 9 janvier, des moments d’ennuis, un frère qui manque, 12 jours pour faire Paris – Prague – Brno – Bratislava – Vienne – Prague – Paris, Noël dans ma famille raccourcie, des soirées qui finissent à 7h du mat’, un iPad, deux parents et deux enfants se trémoussant devant Kinect, du rire, des retrouvailles et des au revoir.

Le 10 janvier j’atterrirai à Perth. Cette fois c’est le soleil qui m’éclatera à la gueule et cet étrange feeling… je me sens à la maison !

I miss you

Bien que Jim m’apprenne quelques mots de mandarin, ce n’est pas le but de cet article. Comme on me l’a fait remarqué, je n’ai pas vraiment parlé de mon travail. Vous voilà prévenus, certaines parties vous sembleront probablement être du chinois !

Depuis quatre mois, je travaille pour Windsor Mail. Cette entreprise familiale “Australian owned and operated” existe depuis plus de 20 ans, a plus de 450 000 clients et une quarantaine d’employés. Windsor Mail est spécialisé dans la vente par catalogue. Un bon comparatif serait un mélange des 3 Suisses, La Redoute et Vitrine Magique.

Il y a quelques années ils ont décidé d’investir Internet et de vendre leurs articles en ligne. Simon, mon collègue programmeur, a été engagé en début d’année afin d’aider les deux indépendants qui travaillaient depuis plusieurs années à créer un pont entre le logiciel de gestion de l’entreprise et le site Internet. Quelques mois plus tard, Simon indique qu’il faut du renfort dans l’équipe et c’est à ce moment que j’arrive.

Notre équipe se compose de Simon et moi en tant que programmeurs, Cale en tant que junior qui s’occupe du design et Ben le freelance ayant créé le pont existant. Je ne verrai Ben que pendant quelques semaines car ma présence l’a rendu inutile. Et tout récemment la société a remercié plusieurs personnes, dont Cale. Cette période était d’ailleurs stressante pour moi, car en tant que dernier arrivé, j’aurais trouvé ça logique d’être mis à la porte.

Le site Internet de vente en ligne fonctionne sous un outil gratuit appelé Magento. Durant mes premières semaines, je m’occuperai de débugger Magento, d’y ajouter des fonctionnalités et de corriger les nombreux bugs dont Simon n’a pas le temps de s’occuper. Cette période me permettra d’apprendre à utiliser cet outil, qui, en passant, est horriblement lent et mal programmé !

Durant cet hiver, nous avons du préparer un système pour permettre à différents fournisseurs de vendre leurs produits sur notre site. Et c’est là que ça devient intéressant. Comme à mon habitude, avant de commencer un projet, je prends le temps de construire une structure intelligente pour être sur de le rendre extensible au besoin. Sachant que dans les 5 ans l’entreprise souhaite trouver une solution alternative à leur actuel logiciel de gestion (stocks, commandes, articles, clients, fournisseurs, comptabilité), nous avons été dans ce sens.

J’ai donc, de mes petites mains, créer ‘Acme’. Basé sur une technologie Web en PHP/MySQL sur CakePHP, les fournisseurs peuvent importer et gérer leurs articles facilement. Mais ce n’est pas tout. En l’espace de 3 mois, j’ai redéveloppé l’équivalent du pont créé à l’époque en y ajoutant de nombreuses fonctionnalités et une interface bien plus intuitive. Je parle en “je” car Simon n’a pratiquement pas écrit de ligne de code, mais nous avons souvent débrieffés sur la meilleure méthode à employer. A côté de cela, je fais aussi du Python et participe à l’administration du serveur.

En bref, j’apprends beaucoup de choses et développe des outils réutilisables sur d’autres projets. J’ai la liberté de pouvoir prendre le temps de développer quelque chose. Personne n’est derrière mon épaule à attendre du résultat heure par heure, ce qui me permet de rechercher la meilleur méthode à utiliser et à fournir un code propre, efficace et extensible. Le résultat veut que lorsque Simon se retourne vers moi et me demande si il serait possible d’ajouter cette option à telle endroit, c’est fait en 5 minutes.

On pourrait dire que je suis Web Developer mais je tend plus vers le terme Software Developer. Car mis à part le fait que j’utilise PHP qui est supposé être utilisé pour des sites Internet, le produit en lui-même n’a du Web que son interface.

Au niveau du salaire, je me suis aperçu que j’avais un très bon salaire. Pas seulement parce que je me vois comme un backpacker, mais aussi en comparaison à de nombreuses personnes travaillant sur Perth depuis des années. J’ai beaucoup de chance et enviseage beaucoup de choses pour l’avenir.

J’ai envie de continuer à voyager. Vivre en Belgique ne m’attire pas, mais vivre en Australie non plus. Et que se passera-t-il si ils me proposent de me sponsoriser pour un visa de travail ? Et si, et si… En tous cas, ce job me permet de prendre des congés payés, c’est pourquoi j’ai décidé de rentrer quelques semaines en Belgique.

Sauf que…

Goods Galaxy
Fashion Galaxy

Je suis réveillé par quelqu’un qui frappe à la porte. Il est deux heure du matin, c’est probablement un backpacker un peu endormi qui a oublié ses clés. En ouvrant la porte, je découvre un mec, en slip, que je n’avais jamais vu auparavant.

Je ne comprends rien à son accent et ce n’est qu’après l’avoir fait répéter trois fois que le franc tombe. Il a besoin de mon téléphone. Pour appeler ses amis. Car il s’est endormi. Dans le couloir. Et ne se souvient pas du numéro de sa chambre… Pourquoi il a choisi notre chambre, c’est une autre affaire !

Manque de pot, la réception de mon téléphone est très mauvaise… il repartira errer dans les couloirs. Sydney Backpackers est décidément surprenant.

Le lendemain matin, je dois retrouver Victoria. Je l’ai rencontrée à Melbourne en même temps que François, nous nous sommes revus à Adelaide et ensuite à Perth. Le hasard a voulu qu’elle revienne sur Sydney ce matin même. Nous avons donc décider d’aller ensemble aux Blue Mountains qu’elle souhaite découvrir et moi revoir.

Le temps est considérablement différent de lors de mon premier passage, du soleil et pas de nuage. Ce temps magnifique représente cependant un aspect négatif non négligeable, une forte présence touristique. Entre les asiatiques, les backpackers allemands et leurs appareils photo, je ne retrouve pas le calme qui m’avait tant charmé l’année dernière.

Le paysage auparavant caché par la brume a perdu de ce côté mystique qu’il avait dans mon imagination. Les Three Sisters maintenant dévoilées sont plus attrayantes sur photo qu’à l’oeil nu. La randonnée qu’il m’avait été déconseillé de faire par temps humide ne me parlera pas autant.

Finalement, je suis très heureux d’avoir pu profiter de cet endroir d’une façon ignorée et inconnue de la majorité des gens.

Drakar, mon viking préféré

Repère temporel : les 18 et 19 septembre

Il est 23h45. Devant la porte 14, j’attends patiemment que l’embarquement commence pour mon vol de 23h55. La tête dans mes pensées, mon casque sur mes oreilles, rien ne me semble étrange, jusqu’à ce que… mon téléphone sonne. Une voix féminine me demande si je me trouve dans le terminal car je suis un des derniers passagers à embarquer. Elle m’invite à embarquer à la porte 17.

La porte 17. Je suis devant la porte 14. Il est 23h47. La porte 17 n’est pas dans ce terminal.

Je sors de la zone de transit et m’apprête à pénétrer dans l’autre terminal, sauf que… la sécurité est fermée. Malgré tout, un des gardes me fait passer à la va-vite alors qu’un passant m’encourage avec un “You’ll be lucky if you make it!”. S’en suit du test anti-explosif aléatoire auquel je ne pouvais pas échapper.

Il est 23h53. Je suis assis dans l’avion. Nous décollerons avec 20 minutes de retard.

Je n’arrive jamais à dormir dans l’avion, mais cette fois c’est une obligation. J’atterri à 6h du matin avec 2h de décallage ce qui m’autorise à une petite nuit de 4h. C’est dans un festival de Hardstyle que je vais dépenser mon énergie demain, toutes les minutes de sommeil sont bonnes à prendre.

Sans surprise, je n’ai pas dormi.

Il est 6h30, et le réceptionniste de l’auberge m’indique qu’il vient de vendre son dernier lit. Fully booked dans la 2ème. Idem pour la 3ème. Pas de réceptionniste dans la 4ème. Je demande à la cinquième de me renseigner une 6ème. La 6ème me rassure pour ensuite me dire qu’il n’y a pas de place, pour qu’ensuite j’insiste, pour qu’au final j’ai un lit.

J’ai brisé les croyances de cette réceptionniste venue droit de Hong Kong.

- Oui, les français prennent des douches
- Oui, malgré qu’ils utilisent aussi du parfum
- Hum, la Belgique c’est au centre de l’Europe
- Non, la Belgique n’est pas une ile
- Non, les belges ne sont pas tous gros à cause du chocolat

C’était le moment de détente avant mon petit dèj’ face à Harbour Bridge, ma petite sièste de deux heures et mon Redbull.

Defqon.1, en quelques mots c’est :

- Un festival de Hardstyle, soit du gros son techno boum-boum que personne n’aime sauf moi
- Une présence policière impressionnante
- Des chiens de la bridage anti-stupéfiants
- La fouille des sacs
- La fouille au détecteur de métaux de chaque entrant
- 7 différentes scènes et ambiances
- Des tatoués, des déguisés, des saouls, des bons danceurs, des moins bons danceurs, des filles sexys, des filles moins sexys, des piercings, des jongleurs, des DJs, des bass, des MCs, … et moi.

J’y suis resté 6h. Luttant contre la fatigue jusqu’à ce que la raison l’emporte. Il me faudra refaire une heure de train dans l’autre sens pour retourner “en ville”. Oui, ce suburb ne se trouve “qu’à” 60km de la ville. Quand on pense que chez nous, après 60 bornes, on change de province, voire de pays.

22h au lit. Je tomberai comme une masse jusqu’à 2h30, l’heure à laquelle je suis réveillé par…

J’attendais l’After Movie pour poster cet article, mais vu qu’il n’est toujours pas là…

Repère temporel : le 17 septembre

Bref. Ce soir, j’avais rendez-vous avec fille. C’est elle qui m’a invité. Sauf qu’elle a annulé. Du coup, je savais pas quoi faire. Alors j’ai fait mes courses. Et puis j’ai fait à manger. Et puis j’ai mangé. Et puis, je savais pas quoi faire. Alors j’ai décidé d’aller faire un tour au parc. Je propose à une amie de me rejoindre. Elle ne veut pas. Du coup, je me retrouve, seul, au parc. J’y reste 5 minutes et je m’en vais. Je ne savais pas quoi faire. Alors j’ai décidé d’aller au Peep Show. J’avais encore jamais été au Peep Show. Je me dis, il faut au moins une fois aller au Peep Show. Du coup, je suis au Peep Show. Je mets 2$. Encore 2$. Et pour être gentil, je mets encore 2$. Ensuite, je demande un show privé. Là, je mets 40$. C’est la même fille. Elle a mis de la musique. C’est Korn. C’est nul. Elle fait un strip-tease devant moi. J’ai pas le droit de toucher. J’ai le droit de me toucher. Je ne me touche pas. Je n’aime pas. Elle se met un doigt. Elle se fait chier autant que moi. Les 10 minutes sont finies. J’ai pas bougé. Elle espère que j’ai aimé. J’ai pas aimé, mais je dis “oui”. Je m’en vais. Bref. J’ai passé une soirée de merde.

A (re)lire après avoir vu un épisode de bref.

Lorsque vous voyagez en Australie, il vous est régulièrement demandé de présenter votre Passeport. Autant le laisser dans une la chambre de mon auberge ne me plait pas, autant le trimbaler dans ma poche lors de sorties arrosées ne me tentait guère plus.

La solution : la “Proof of Age Card”. Dans bon nombre de cas mineurs, comme entrer dans un bar, elle remplace le passeport.

En Western Australia, cette carte au format d’une carte bancaire s’obtient au Department of Transport. Munissez-vous de 25$, de votre passeport et d’une deuxième preuve d’identité (carte bancaire par exemple) et une semaine plus tard vous recevrez ladite carte par la poste.

A la différence des démarches administratives au pays, la photo d’identité a été prise sur place et en une demi-heure j’étais sorti.

Vous l’aurez sans doute déjà entendu, ou compris en lisant mes articles, ici la vie est chère. En faisant la rapport des choses à l’Euro, on sera vite surpris du prix d’un pain, d’une canette ou d’une pomme. Les éléments les plus basiques peuvent atteindre des prix fous. Cette année, c’est le cas des bananes qui atteignent plus de 13$/kg (10€).

Depuis mon arrivée, je tiens des comptes précis de mes dépenses, ceci en prévision de cet article. J’ai suivi toutes mes dépenses à l’exception de la nourriture quotidienne (hormis les fast foods, restos que je considère comme extras). Maintenant que je suis posé pour plusieurs mois à Perth et que mon train de vie n’a plus rien avoir avec celui d’un backpacker, je ne suis plus mes dépenses. Il est donc grand temps de vous donner une idée du coût de ma vie au cours de ces huit premiers mois.

Le budget du backpacker

Le logement

3.595 AUD

Certainement ce qui coute le plus. Le prix moyen d’une nuit en auberge est de 24$ selon le lieu et la durée de votre séjour. Les campings (non gratuits) coutent de quelques dollars à plusieurs dizaines ce qui ne rend pas toujours cette solution plus avantageuse si vous voyagez seul. Sur une période de huit mois, j’ai passé près de 150 nuits en auberges et campings.


Le transport

833 AUD

Avant d’acheter ma voiture, j’avais recours aux transports publiques. L’Australie c’est grand, et si vous souhaitez sauter d’un bout à l’autre, la solution la plus économique sera l’avion. Il arrive même que cela soit plus avantageux que le car pour les petits trajets. Faire du stop et trouver des lifts est évidemment encore mieux.


La voiture

3.962 AUD

Certainement très onéreux, cette achat vous donne la liberté d’aller où vous voulez, et d’y rester autant de temps que vous le voulez (contrairement aux locations). Attention aux pannes, frais inattendus et au coût de l’essence. Achetée 1.600$, ma voiture m’a coûté près de 1.000$ de réparation et 1.350$ d’essence (2.200$ partagés). Je m’en suis séparé pour 800$, ce qui couvre à peine le prix de la Rego (540$). J’ai parcouru 14.000km.


Le tourisme

978 AUD

Je n’ai fait que 3 excursions organisées mais cela représente 80% de cette rubrique. Le reste n’étant principalement que le prix d’entrée des parcs nationaux. Les “tours” coûtent de 100$ à plusieurs milliers selon ce que vous choisissez. Si vous n’avez pas vos propres roues, vous serez contraints de payer le prix.


 

Vie pratique

965 AUD

Du dentifrice aux vêtements de travail en passant par Internet et votre crédit téléphonique, tous les frais quotidiens auxquels vous devrez faire face mais qui ne rentrent dans aucune rubrique particulière.


Les extras

1.167 AUD

Rester huit mois sans faire d’entorse au règlement, pas trop pour moi. Les sorties, l’alcool, les restos ou les fast foods, et tout ce qui aurait pu ne pas être dépensé.


Total

11.500 AUD

Soit approximativement 48$ par jour. Rajoutez 10$ par jour pour vous nourrir (en étant sage).

Conclusion

La vie est chère, mais le salaire que vous gagnerez l’est d’autant plus. Si vous obtenez un boulot stable et faites vos 40h par semaine, vous serez généralement en mesure d’économiser 400$ par semaine en vous serrant un peu la ceinture. Le travail au rendement est beaucoup plus difficile, parfois très rentable, parfois pas du tout. J’ai gagné 6.075$ en travaillant 10 semaines en usine.

Si comme moi, vous venez avec un petit matelas d’euro, vous aurez peut-être la chance de ne travailler que 10 semaines sur une période de 8 mois. Attention tout de même qu’à la fin il ne me restait plus grand chose !